Chance et talent…

le 18/03/2010 L'AGEFI Hebdo

« La chance d’avoir du talent ne suffit pas, il faut encore le talent d’avoir de la chance. » S’il faut en croire une récente enquête du Financial Times, ce mot prêté à Hector Berlioz paraît s’appliquer à merveille à Bob Diamond, le patron de Barclays Capital. Car pour faire en quatorze ans de BarCap une des premières banques d’affaires mondiales, il lui a fallu non seulement entrer au bon moment sur le marché des matières premières, comme ce fut le cas de sa banque, mais aussi savoir se tirer du piège russe où elle s’était fourvoyée en 1998, échapper au rachat d’ABN Amro neuf ans plus tard qui l’eut coulée sans rémission, après avoir lorgné sans succès UBS, autre victime majeure de la crise financière, enfin ne racheter que la partie saine de Lehman Brothers alors que son intention première était de reprendre le tout en 2008. Encore quelques « coups de chance » de ce genre et Bob Diamond pourra espérer voir BarCap coiffer Goldman Sachs au sommet de la hiérarchie mondiale des banques d’affaires. En espérant que sa « baraka » ne le quitte pas…

A lire aussi