L’avis de… Stéphane Bensoussan, managing director, head of mergers & acquisitions chez HSBC France

« Le banquier d’affaires est bien placé pour conduire ces processus de vente »

le 25/02/2010 L'AGEFI Hebdo

On observe de plus en plus d’opérations immobilières intermédiées par des banquiers d’affaires…

Effectivement, les banques d’affaires n’étaient pas particulièrement présentes sur ce type de deals. Pour notre part, nous avons décidé de renforcer nos activités de conseil avec les acteurs du secteur immobilier. En ce qui concerne la cession d’actifs de taille significative ou de portefeuille d’actifs, nous appliquons le même type de méthode et de processus que pour la cession d’un actif industriel ou d’une société de services. De part notre connaissance des investisseurs potentiels finaux et des produits de financement, nous sommes idéalement placés pour conduire ces processus de vente.

Quelles sont les opérations sur lesquelles vous êtes intervenus en 2009 ?

Par exemple sur la cession par Icade, filiale de la Caisse des dépôts (CDC), de 32.000 logements sociaux, à un consortium mené par la Société nationale immobilière (SNI). Cette opération est typique d’une opération de M&A avec, d’un côté, la fédération d’un consortium et, de l’autre, la négociation avec les contreparties. Nous intervenons également sur des opérations de marché, comme les levées de capitaux ou les émissions obligataires, ce qui fut le cas avec Unibail ou encore les filiales cotées des groupes Foncière des Régions et Altaréa.

Quelles évolutions anticipez-vous sur le marché de l’immobilier ?

Avec la crise, de nombreuses entreprises ont revu l’allocation de leur portefeuille. Elles peuvent souhaiter monétiser tout ou partie de leur immobilier afin d’extérioriser pleinement la valeur de leurs actifs et réutiliser les produits de cession pour se concentrer sur leur core business. Même si, sur ces deux dernières années, le marché a été relativement atone, l’immobilier a été et est au cœur des réflexions des institutionnels. Dans un marché de la pierre où les valeurs tendent à se stabiliser, on devrait voir en 2010 et 2011 un plus grand nombre d’opérations se déboucler. Par ailleurs, les assureurs, dont l’immobilier est une classe d’actifs essentielle, devront composer avec les nouvelles contraintes en fonds propres initiées par Solvabilité II. Nous réfléchissons à la façon dont ils continueraient à pouvoir être exposés et cela, à « moindre coût ».

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