La parole à... Jérôme Charpentier, associé en charge des activités BFI chez Ailancy

« Quelques centaines d’experts en France »

le 19/11/2020 L'AGEFI Hebdo

 Jérôme Charpentier, associé en charge des activités BFI chez Ailancy

Comment est organisée la gestion du « collateral » dans les établissements financiers ?

Pour assurer la partie opérationnelle, les grandes banques de financement et d’investissement (BFI) ont le plus souvent constitué depuis plusieurs années des équipes de collateral managers au sein de leurs départements opérations. Du côté des asset managers, cette activité génère moins de volume et ne figure pas dans le cœur de métier. Elle est donc le plus souvent sous-traitée auprès de prestataires comme Caceis, BP2S ou SGSS, ou des acteurs anglo-saxons qui ont donc, eux aussi, mis en place des pools d’experts du collateral. Sur le volet optimisation, on retrouve, au front-office des BFI, des traders ayant pour mission de piloter le portefeuille de titres ou de liquidités affectés au collateral afin d’en optimiser le coût.

A combien évaluez-vous cette filière sur la Place de Paris ?

Difficile de répondre car les équipes opérationnelles en charge du collateral, dans la mouvance des réorganisations touchant l’ensemble des fonctions back-office, ont parfois été délocalisées ces dernières années dans des pays comme l’Inde ou le Portugal. Au total, je dirais qu’elle emploie quelques centaines d’experts en France.

Quel regard portez-vous sur la maturité de cette filière ?

L’organisation que l’on connaît aujourd’hui est le plus souvent le
fruit d’un empilement de couches successives pour se mettre en conformité avec les nouvelles
contraintes réglementaires. Il y a donc encore de réelles marges de progression en matière de réorganisation, de rationalisation et d’automatisation.

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