Témoignage, Maryline Kulawik, managing director chez Spice Capital

« L'écosystème financier se renforçant, de belles s'opportunités se dessinent »

le 05/04/2018 L'AGEFI Hebdo

« Après avoir travaillé de 1996 à 2002 chez BNP Paribas, puis Galileo Partners, j’ai décidé de me lancer. En 2003, je crée mon propre fonds de venture Elaia, avec Philippe Gire. C’était il y a quinze ans. L’écosystème du capital-risque n’était pas du tout celui d’aujourd’hui à Paris puis à Londres. J’ai beaucoup appris sur le plan humain dans ce métier. J’aime traiter beaucoup de sujets, rencontrer des entrepreneurs passionnants et positifs. Ils ont des idées et les mettent en œuvre. Ce métier est également ardu car, contrairement aux fusions-acquisitions, nous sommes tenus responsable si un « deal » ne fonctionne pas bien. Nous restons plusieurs années aux côtés des entrepreneurs, financièrement et sur le plan opérationnel. Nous avons eu de belles réussites, notamment chez Elaia avec Criteo, entreprise française de publicités ciblées sur internet désormais cotée au Nasdaq. Mais il faut bien comprendre que pour une réussite de ce niveau, nous devons gérer cinq entreprises avec des problèmes et trouver des solutions à des problématiques de trésorerie, de marché ou de management. Quoi qu’il arrive, je pense que le capital-risque a de belles années devant lui. Depuis que je devenue associée en 2012 chez Spice Capital, un familly office, je réalise que les jeunes fondateurs de start-up sont de plus en plus aguerris et professionnels. L’écosystème financier se renforçant et se globalisant, de belles s’opportunités se dessinent pour tous les acteurs du secteur, à condition d’être à la hauteur de cette responsabilité et d’avoir la patience de s’investir dans la durée. »« Après avoir travaillé de 1996 à 2002 chez BNP Paribas, puis Galileo Partners, j’ai décidé de me lancer. En 2003, je crée mon propre fonds de venture Elaia, avec Philippe Gire. C’était il y a quinze ans. L’écosystème du capital-risque n’était pas du tout celui d’aujourd’hui à Paris puis à Londres. J’ai beaucoup appris sur le plan humain dans ce métier. J’aime traiter beaucoup de sujets, rencontrer des entrepreneurs passionnants et positifs. Ils ont des idées et les mettent en œuvre. Ce métier est également ardu car, contrairement aux fusions-acquisitions, nous sommes tenus responsable si un « deal » ne fonctionne pas bien. Nous restons plusieurs années aux côtés des entrepreneurs, financièrement et sur le plan opérationnel. Nous avons eu de belles réussites, notamment chez Elaia avec Criteo, entreprise française de publicités ciblées sur internet désormais cotée au Nasdaq. Mais il faut bien comprendre que pour une réussite de ce niveau, nous devons gérer cinq entreprises avec des problèmes et trouver des solutions à des problématiques de trésorerie, de marché ou de management. Quoi qu’il arrive, je pense que le capital-risque a de belles années devant lui. Depuis que je devenue associée en 2012 chez Spice Capital, un familly office, je réalise que les jeunes fondateurs de start-up sont de plus en plus aguerris et professionnels. L’écosystème financier se renforçant et se globalisant, de belles s’opportunités se dessinent pour tous les acteurs du secteur, à condition d’être à la hauteur de cette responsabilité et d’avoir la patience de s’investir dans la durée. »

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