Rencontre avec… David Charlet, président de l’Anacofi*

« Les honoraires devraient se développer dans les années qui viennent »

le 05/01/2017 L'AGEFI Hebdo

Comment a évolué la rémunération des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ces dernières années ?

Les contraintes réglementaires, la baisse des taux et la pression sur les marges ont eu, en 2012 et 2013, une incidence à la baisse sur la rémunération des CGP. Depuis 2014, on assiste à un retour à des niveaux comparables, voire légèrement supérieurs à ceux d’avant, mais avec des écarts qui se sont creusés entre les petits et les grands acteurs. Nos CGP ont des rémunérations moyennes qui avoisinent 3.900 euros mensuels pour 50 à 55 heures de travail par semaine. Les family offices perçoivent, eux, des rémunérations sensiblement plus élevées, leur clientèle se distinguant par des patrimoines plus importants.

La rémunération par honoraires s’est-elle imposée dans la profession ?

La révolution annoncée n’a pas eu lieu. Durant les années de crise, les honoraires ont constitué jusqu’à 24 % du chiffre d’affaires (CA) des cabinets. Ils sont ensuite retombés autour de 19 %. J’observe toutefois que cette proportion peut dépasser les 30 % du CA dans les cabinets exclusivement constitués de diplômés de bac+5 qui ont entre 40 et 50 ans. Ce qui laisse à penser que les honoraires devraient se développer dans les années qui viennent, car dans dix ans, il n’y aura à la tête des cabinets que des diplômés de bac+5.

*Association nationale des conseillers financiers.

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