L’avis de… Jean-François Amadieu, professeur à Paris I, fondateur de l’Observatoire des discriminations

« Les tests permettent d’identifier les risques potentiels »

le 08/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Quelles évolutions percevez-vous dans les entreprises ?

L’Observatoire va renouveler en juin son enquête sur les discriminations à l’embauche. Mais les entreprises du CAC 40 ont nettement progressé dans la lutte contre les discriminations sur les origines, notamment grâce aux tests. La méthode de testing permet d’évaluer les procédures de recrutement et d’identifier les risques potentiels. Et les entreprises candidates au label diversité sont contraintes à un reporting. Depuis la loi de 2005 sur le handicap, elles avancent aussi sur ce sujet. Sur l’apparence physique, je suis moins optimiste et je ne perçois pas non plus d’amélioration sur l’âge.

Avez-vous observé des spécificités dans les banques ?

Certaines comme Société Générale, BNP Paribas ou HSBC ont un recrutement centralisé, ce qui permet de limiter les risques de discriminations et de définir une procédure standardisée. En 2008, la Halde* a souligné que le recrutement de seniors était peu fréquent au Crédit Agricole.

Quelles sont bonnes pratiques qui fonctionnent ?

Le CV anonyme produit de bons résultats. La définition d’instruments de suivi, la promotion de femmes au sein des comités exécutifs dans des proportions équivalentes à celles des hommes, la formation des managers contribuent à lutter contre les discriminations.

*Haute autorité de lutte contre les discriminations

et pour l’égalité

A lire aussi