Baromètre de la banque

Le salaire, un critère capital pour les salariés des banques

le 21/01/2010 L'AGEFI Hebdo

Dans tous les métiers du secteur, c’est leur premier facteur de motivation pour changer de poste.

Selon « le Baromètre de la banque » (voir l'intégralité dans le PDF ci-contre), une enquête trimestrielle réalisée par Michael Page Banque, en partenariat avec L’Agefi*, seuls 29 % des cadres du secteur estiment être rémunérés à la hauteur de leurs compétences. C’est l’un des principaux enseignements de cette première enquête. Ce taux tombe à 25 % pour les salariés du réseau, remonte à 34 % dans la banque privée et à 38 % dans la gestion d’actifs et la banque de financement et d’investissement (BFI), où les salaires peuvent pourtant atteindre des niveaux élevés. Dans les services financiers, ils sont 31 % à juger leur rémunération correcte.

Dans tous les métiers, le premier élément de motivation cité pour changer de poste est donc la rémunération (83 %), suivie de la mission liée au poste visé (68 %) et des perspectives d’évolution (56 %). Quelques nuances apparaissent par métiers. Dans le réseau et les services financiers spécialisés, ils sont 85 % et 84 % à mettre le critère du salaire tout en haut de la liste des facteurs motivants pour changer de société. En gestion d’actifs et en banque privée, ce taux se réduit un peu, respectivement à 77 % et 75 % des répondants, tout en demeurant leur premier élément de choix.

De nombreuses sollicitations

Même s’ils jugent ne pas être assez rétribués, les collaborateurs de la banque ont néanmoins une bonne image de leur secteur, à 74 % tous métiers confondus. Les gérants sont, eux, 78 % à l’exprimer, contre 75 % pour les commerciaux du réseau, 73 % pour les financiers de la BFI et 71 % pour les spécialistes des services financiers, comme pour les banques privées. Cette image positive les incite donc à regarder le marché de l’emploi de façon plutôt passive (à 52 % dans tous les métiers). Mais les salariés des services financiers spécialisés et de la banque privée s’inscrivent plutôt dans la tendance inverse : ils sont respectivement 48 % et 54 % à étudier le marché de façon active. En tout cas, en recherche de poste ou pas, tous ont récemment été contactés par des recruteurs, puisqu’ils affirment à 62 % avoir été sollicités durant les mois de septembre et octobre 2009, en majorité (43 %) par des cabinets de recrutement. Des cabinets qui se sont particulièrement intéressés aux banquiers privés puisque 68 % de ces derniers indiquent avoir été approchés.

Les équipes ont donc toutes les raisons d’être optimistes sur l’évolution du marché de l’emploi : 68 % disent être confiantes, et par métiers, le taux de confiance affiche aussi un niveau élevé, supérieur à 60 %. C’est sur le sujet de la mobilité que les différences entre les métiers sont les plus visibles. Dans le réseau où les effectifs sont davantage mobiles à une échelle nationale, 62 % sont prêts à déménager en province, tandis que 51 % des financiers des BFI, qui sont, eux, plus mobiles à l’international, seraient d’accord pour partir à l’étranger. Partir, oui, mais avant tout pour une meilleure rémunération, avertissent tous ces banquiers.

* L’étude a été menée en novembre 2009 auprès de 1.057 professionnels exerçant dans les différents métiers : banque de réseau (60 % des répondants), banque de financement et d’investissement-BFI (11 %), services financiers spécialisés (11 %), banque privée (10 %) et gestion d’actifs (8 %). A une large majorité, ces salariés sont des hommes (68 % dans le baromètre général), dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans et qui occupent leurs postes depuis trois à cinq ans

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