Un risque réduit

le 07/10/2010 L'AGEFI Hebdo

Si, un jour, un employeur découvre qu’un collaborateur a menti sur son CV, il ne pourra pas forcément s’en servir comme prétexte pour le licencier. Tout dépend du caractère déterminant, au moment de l’embauche, de l’élément du CV qui n’est pas conforme à la réalité. D’un cas à l’autre, l’appréciation des conseils de prud’hommes peut donc beaucoup varier, soit en faveur de l’employeur, soit en faveur du salarié. Ainsi, l’employé d’un constructeur automobile qui avait transformé un simple stage en emploi d’un an a obtenu gain de cause contre son entreprise. Dans un autre cas où un salarié s’était prévalu d’un double diplôme qu’il n’avait pas, l’employeur avait réussi à obtenir la nullité du contrat de travail car cette formation avait essentiellement déterminé le recrutement.

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