L’avis de… Jean-François Monteil, responsable de la pratique banque-finance Europe, Moyen-Orient, Afrique au cabinet de chasse de têtes Alexander Hughes

« Les marges de manœuvre sont plus grandes dans la banque de détail »

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Comment jugez-vous les pratiques de recrutement des banques ?

Elles sont assez normées en France. Ce secteur a tendance à se tourner vers les filières dites d’excellence : les écoles d’ingénieurs comme Centrale, Polytechnique, les écoles de commerce les plus prestigieuses. L’effet « marque » joue. Comme si, en privilégiant les formations les plus sélectives, les banques se positionnaient au-dessus du panier et cherchaient à conforter leur compétitivité. Pourtant, elles disposent d’un appareil interne capable de délivrer des formations techniques, en supposant que les recrues affichent un bon niveau de connaissances générales.

Quelles sont les activités plus ouvertes aux littéraires ?

Les marges de manœuvre sont plus grandes dans la banque de détail, où les métiers s’appuient sur le relationnel, que dans la banque de financement et d’investissement, plus contrainte par le besoin d’expertise technique. La gestion d’actifs par exemple autorise des formations plus généralistes. La banque privée va parfois chercher la différence (un banquier connaissant le monde des arts, du sport, du luxe, des médias, etc.) pour mieux satisfaire ses clients. Car ce qui fait la différence, c’est l’empathie avec la clientèle.

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