Deborah H., ancienne cadre d’une banque française

« Je ne crois pas aux discours des banques sur la diversité »

le 08/04/2010 L'AGEFI Hebdo

« Contrairement à ce qui se passe au Brésil, il ne suffit pas de dévoiler ses charmes aux clients pour avoir des résultats au Moyen-Orient », s’était entendu répondre Deborah H. lorsqu’elle avait évoqué avec son supérieur hiérarchique son désir de travailler au Moyen-Orient. D’origine américaine, embauchée en 2001 par une banque française, elle occupe d’abord les fonctions de vice-président d’un département au sein de la filiale brésilienne jusqu’en avril 2006. De retour en France, elle raconte que son responsable l’évince systématiquement des dossiers liés au Moyen-Orient et la tient à l’écart de réunions importantes. « J’avais 38 ans et l’impression injuste d’avoir atteint le poste le plus élevé de toute ma vie parce que j’étais une femme. En 2007, j’ai saisi un avocat, nous avons menacé de saisir la Halde. J’ai fini par changer de service, puis par quitter la banque en juillet 2009. Je ne crois pas beaucoup aux discours des groupes bancaires sur la diversité. Il suffit de regarder les comités exécutifs souvent composés uniquement d’hommes, et blancs ».

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