Les analystes de Fidelity font preuve d'une grande méfiance envers le secteur énergétique

le 08/04/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'optimisme des entreprises est plus élevé pour les pays développés que pour les zones émergentes, montre l’enquête annuelle du groupe international.

Les disparités tant géographiques que sectorielles devraient se renforcer pour les entreprises au cours des douze prochains mois. C’est l’une des principales conclusions de la dernière enquête annuelle de Fidelity, réalisée en janvier auprès de 159 analystes actions et obligations à partir de 17.000 entretiens menés avec des dirigeants d’entreprises à l’échelle mondiale. Si l’indice de sentiment global a légèrement reculé d’un an sur l’autre (5,7 points contre 6,4 points sur une échelle allant de 1 à 10), les fondamentaux des sociétés semblent plus solides dans les pays développés que sur les marchés émergents.

C’est en particulier le cas du Japon (score de 7,1 points) qui  «tirera parti de la mise en œuvre de réformes structurelles aboutissant à une plus grande efficacité dans l’allocation du capital». En Europe (5,8 points), l’affaiblissement de l’euro conjugué à la chute des cours pétroliers favorisera le redressement progressif de l’activité et de la consommation des ménages, tandis que les Etats-Unis (5,6 points) devraient poursuivre leur trajectoire de croissance vertueuse. En Chine (4,4 points), le ralentissement économique se traduira par une accélération des réductions de coûts et une contraction des investissements industriels, le Moyen-Orient et l’Amérique latine étant les plus exposés aux fluctuations des devises.

D’un point de vue sectoriel, la santé ressort grande gagnante avec un score de 6,8 points qui reflète un rythme d’innovation plus soutenu qui stimule la confiance des dirigeants. Le moral de ces derniers s’est également amélioré dans les télécoms et il reste élevé dans la technologie. A l’autre extrême du spectre figure l’énergie avec un indice de seulement 2,1 points. «La totalité des analystes prévoient une baisse des dépenses d’investissement des sociétés du secteur, 92% anticipent une diminution de la rentabilité du capital et 85% font état d’une dégradation du sentiment des dirigeants», souligne l’enquête.

Hormis dans l’énergie, les conditions de financement devraient demeurer avantageuses, y compris aux Etats-Unis. Ce contexte sera propice aux fusions et acquisitions et à une politique généreuse de retour à l’actionnaire, seulement 10% des analystes de Fidelity anticipant une diminution ou une suppression des dividendes. Les trois quarts d’entre eux tablent sur une progression des dividendes au Japon, contre la moitié aux Etats-Unis et un tiers pour les sociétés européennes.

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