Peugeot travaille à la réduction de ses charges financières

le 22/09/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe a racheté 374 millions d'euros d'obligations en puisant sur sa trésorerie. Il vise une division par deux de ses charges financières d'ici à 2016

L’augmentation de capital de 3 milliards d’euros du printemps a redonné du souffle à PSA Peugeot Citroën. Le constructeur d’automobile a récemment puisé 374 millions d’euros dans ses 10,4 milliards d’euros de trésorerie pour racheter une partie de sa dette obligataire, plus que le montant initialement visé de 300 millions d’euros. Un peu moins de 115 millions d’euros ont ainsi été rachetés sur une souche arrivant à maturité en 2015, 175 millions sur deux lignes expirant en 2016 et enfin 84 millions sur une souche à 2017. Le rachat était dirigé par BNP Paribas, HSBC, Natixis et la Société Générale.

Ce n’est pas la première fois que Peugeot lance une offre de rachat sur sa dette de marché. En septembre 2013, le constructeur avait racheté pour 300 millions d’euros de dette obligataire mais il avait dans le même temps émis une nouvelle ligne de 600 millions d’euros à échéance 2019 avec un coupon annuel de 6,5%.

L’opération récente n'est assortie d'aucune émission complémentaire. Elle doit ainsi permettre de réduire la dette et les frais financiers. Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de Peugeot, s’est fixé pour objectif de réduire de moitié les frais financiers d’ici à 2016. En 2013, le groupe a payé 658 millions d’euros de charges financières, 228 millions de plus qu’un an auparavant. Le rachat permet également d’étêter le pic de dette de 2016. Sur cette échéance, avant l’offre de rachat, Peugeot devait rembourser un peu moins de 2 milliards d’euros. Opportun, le rachat reste néanmoins relativement marginal au regard de la dette du constructeur. Entre 2014 et 2016, le groupe doit répondre à 4 milliards d’euros d’échéances obligataires.

En juillet, lors de la présentation des résultats semestriels, Peugeot avait confirmé viser un cash-flow libre opérationnel récurrent positif au plus tard en 2016, avant de cumuler plus de 2 milliards d'euros jusqu’en 2018. Les chiffres du premier semestre ont crédibilisé cette perspective, avec 1,5 milliard d’euros de cash-flow disponible. 2015 s’annonce légèrement moins favorable sur ce plan, avec moins de sorties de nouveaux modèles, mais Moody’s avait pris prétexte de ce redressement du cash-flow pour placer la note de Peugeot (B+) sous perspective positive.

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