GDF Suez exploite le marché obligataire dans tous ses recoins

le 23/05/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Après le green bond de 2,5 milliards d'euros de la semaine dernière, le groupe a placé hier 2 milliards d'euros de dette hybride avec un coupon historiquement bas

Les fonds levés par GDF Suez serviront à financer en grande partie des rachats et des remboursements de dettes. Photo DR.

GDF Suez ne décroche pas du marché obligataire. Une semaine après avoir émis une «obligation verte» (green bond) d’un montant record de 2,5 milliards d’euros, le groupe d’électricité et de gaz a placé hier pour 2 milliards d’euros de dette hybride pour profiter de l’insatiable appétit des investisseurs obligataires.

«La très forte demande rencontrée pour le green bond nous a convaincu de revenir rapidement sur le marché», reconnaît Sergio Val, directeur corporate M&A, finance, trésorerie et assurances de GDF Suez. Là encore, le groupe n’a pas pu satisfaire toute la demande. Les deux tranches hybrides de 1 milliard d’euros chacune ont recueilli au total plus de 7,5 milliards d’euros de marques d’intérêt, venant de plus de 600 ordres différents. Les titres ont été équitablement répartis entre investisseurs français, allemands et britanniques.

Résultat, GDF Suez a obtenu le coupon le plus faible jamais enregistré pour une dette hybride émise par une entreprise non financière: 3% pour la tranche dont la première option de remboursement a été fixée à 5 ans. La seconde tranche offre un coupon de 3,875%, avec une maturité synthétique à 10 ans. «Le coupon moyen ressort ainsi à 3,4% soit légèrement supérieur au coût moyen de notre dette brute», se félicite Sergio Val. En normes IFRS, la dette hybride est considérée comme du capital et viendra donc renforcer les fonds propres du groupe.

Le producteur d’électricité s’était lancé sur le marché de la dette hybride en juillet dernier. A L’époque, le coût moyen de cette émission en euros et en sterling était ressorti à 4,4%, soit quasiment 100 points de base de plus que celle d’hier. Le stock de dette hybride de GDF Suez s’élève désormais à 3,7 milliards d’euros. «L’instrument fait partie de notre boîte à outils, ce qui nous a permis de l’utiliser opportunément», explique Sergio Val, dans un environnement de marché ouvert mais relativement volatile.

Les fonds levés serviront à financer en grande partie des rachats et des remboursements de dettes. Le groupe prévoit ainsi de lancer prochainement une offre de rachat sur plusieurs de ses lignes obligataires senior.

A lire aussi