Les biotechs continuent à se financer en rentrant en Bourse

le 01/04/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

TxCell, spécialiste de l’immunothérapie cellulaire personnalisée compte lever 24 millions d’euros sur Euronext. Bpifrance en garantit un tiers

Le flux d’introduction sur la Bourse parisienne ne se tarit pas. C’était hier au tour de TxCell de présenter son projet. La biotech, spécialisée dans l’immunothérapie cellulaire de nouvelle génération, compte lever 24 millions d’euros, voire 32 millions après exercice de la clause d’extension et de l’option de sur-allocation, via une augmentation de capital. La moitié de l’opération est garantie par les actionnaires actuels : à hauteur de 8 millions d’euros par Bpifrance, et de 4 millions par Auriga Partners, InnoBio et Seventure.

L’offre, dirigée par Oddo et SG CIB, est ouverte jusqu’au 11 avril, pour une première cotation sur le compartiment C d’Euronext le 14 avril. Les titres sont offerts dans une fourchette de 5,58 à 6,82 euros. A l’issue de l’opération, TxCell sera valorisé autour de 80 millions d’euros. Bpifrance deviendra le premier actionnaire avec 33% du capital, devant Auriga Partners (28%), tandis que le flottant devrait dépasser les 20%.

TxCell offre notamment de nouvelles perspectives aux patients atteints par la maladie de Crohn et réfractaires aux traitements existants. Soit près de 100.000 personnes concernées sur les principaux pays européens, les Etats-Unis et le Japon, représentant un marché global de 3 milliards d’euros. La biotech travaille aussi sur des maladies inflammatoires des yeux et des articulations, et du système nerveux central.

Les montants levés sont destinés à financer l’étude de phase IIb dans la maladie de Crohn – la phase III devant être financée par le suisse Ferring, aux termes de l’accord signé fin 2013, sous réserve de la levée de son option – et une étude de phase I/II sur l’uvéite, inflation auto-immune de l’œil. Autrement dit, aucune commercialisation n’interviendra avant 2017.

Or, en 2013, TxCell n’a dégagé quasiment aucun revenu (hormis le crédit impôt recherche) et a affiché 5,4 millions d’euros de pertes opérationnelles. L’an dernier le groupe a brûlé 0,5 million d’euros de cash par mois, explique le directeur financier, Raphaël Flipo.

Malgré cette absence de visibilité propre au secteur, l’appétit des investisseurs demeure. En fin de semaine dernière, la biotech Oncodesign a réussi à lever 12,8 millions d’euros en haut de sa fourchette indicative de prix lors de son entrée sur Alternext. L’offre a été sursoucrite 2,5 fois.

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