RTE maintiendra à 1,4 milliard d’euros le niveau de ses investissements en 2014

le 19/02/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Stimulé par une bonne maîtrise des coûts, le résultat net du réseau de transmission électrique français a progressé de 21% l’an dernier

Opérateur du réseau électrique français à haute et très haute tension, RTE entend «mener une politique d’investissements soutenue, tout en préservant sa structure de coûts et son bilan à l’aune d’une hausse modérée de ses tarifs». Cette vision stratégique à l’horizon 2020 repose sur la poursuite des efforts engagés par le groupe dont les résultats 2013 se sont révélés solides.

Malgré la baisse de la demande émanant des industriels, l’accroissement des échanges électriques frontaliers, un début d’année assez froid et une hausse de 2,4% du revenu tarifaire à compter du 1er août ont fait croître le chiffre d’affaires de 4% à 4,7 milliards d’euros sur l’ensemble de l’exercice. La maîtrise des charges de personnel et des coûts d’approvisionnement a largement contribué à la progression de 16% du résultat d’exploitation et de 21% du bénéfice net. Comme le prévoit le nouveau cadre tarifaire (TURPE 4) qui porte sur la période 2013-2017, une partie de ces bons résultats sera restituée aux clients de RTE sous forme d’une baisse de tarif à venir, à hauteur de 75 millions d’euros au maximum en 2014.

La hausse de 6,6% des investissements industriels de RTE, à 1,45 milliard d’euros, a principalement servi à renouveler les infrastructures existantes (30% du total), à développer les interconnexions (25%) et à sécuriser l’alimentation électrique des régions (36%). Le reste a permis d'améliorer le système d’information et la logistique. Les impératifs de la transition énergétique (raccordement de l’éolien en mer) ou les nouveaux projets d’interconnexions (France-Italie, France-Espagne…) entraîneront le maintien des investissements à un niveau élevé au cours des prochaines années, de l’ordre de 1,4 milliard pour l’exercice 2014.

Ces investissements sont autofinancés à hauteur de 70% grâce à la hausse du tarif régulé, ce qui a permis au groupe de maintenir un ratio de dette financière sur capitaux propres quasiment inchangé (145% contre 143%), compatible avec le maintien de sa note A+ avec perspective stable confirmée par S&P. Sur une dette nette de 7,45 milliards d’euros à fin 2013, environ 10% provenaient de lignes de crédit négociées auprès de la BEI (Banque européenne d’investissement). Le groupe a par ailleurs émis en septembre dernier son septième emprunt obligataire, pour un montant de 500 millions d’euros à 10 ans au taux de 2,875%.

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