Labrador veillera à la transparence de l’information sur le «say on pay»

le 02/10/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Pour la 5e édition de ses «prix de la transparence», le spécialiste de l’information réglementée a notamment couronné Bic, L’Oréal et Teleperformance

Labrador veillera à la transparence sur le «say on pay». Illustration: PHB

Alors que pour la première fois les actionnaires d’une société française sont appelés à voter sur la rémunération des mandataires sociaux le 6 novembre prochain lors de l’assemblée générale de Pernod Ricard, Labrador vient d’intégrer l’analyse de l’avis de convocation à l’AG à son grand prix de la transparence de l’information réglementée. «La marge de progression est encore grande, avec 36% des sociétés du SBF 80 qui ne publient pas de brochures pédagogiques lors de la convocation à l’AG, se contentant du simple avis au Balo», constate Véronique Bruneau-Bayard, directrice du pôle conseil de Labrador.

Le spécialiste de l’information réglementée étudiera notamment l’an prochain les explications données par les entreprises pour préparer au premier «say on pay» des AG 2014. « En trois ans, nous avons pris la première place aux Etats-Unis comme conseil auprès des entreprises pour rédiger leur ‘proxy statement’, document préalable aux AG, qui explicite la position du conseil d’administration, notamment sur les rémunérations des dirigeants dans la perspective du ‘say on pay’. Déjà seize groupes du Fortune 100 nous ont rejoints, précise Laurent Rouyrès, président fondateur de Labrador. Nous allons avoir le même besoin de pédagogie en France sur l’avis de convocation».

Si le rejet de résolution sur les rémunérations reste très rare, «une approbation à seulement 70% est considérée comme un véritable désaveu, d’autant plus que les sociétés se comparent de plus en plus à leurs pairs, explique Véronique Bruneau-Bayard. Aux Etats-Unis, un vote à moins de 92% est déjà perçu comme insuffisant».

Pour la cinquième édition de son classement de la transparence des sociétés cotées (SBF 120) basé notamment sur l’analyse des documents de référence à travers 105 critères regroupés en quatre piliers (accessibilité, précision, comparabilité et disponibilité), Labrador constate une amélioration avec une note moyenne de 60%, en progression d’un point, et même de 3 points à pondération et critères constants (PCC), mais l’écart s’accroît entre le CAC 40 (67%) et les autres sociétés (57%).

Bic remporte à la fois le grand prix et le prix mid caps avec une note de 84%. L’Oréal (82%) remporte le prix large caps; une récompense pour un groupe qui se situait au-delà de la 40e place il y a trois ans. Pour sa part, Teleperformance (70%) obtient le prix de la progression, passé de la 112e à la 27e place en l’espace d’un an.

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