Roche consolide ses activités de recherche et développement sur le Vieux Continent

le 27/06/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe ferme son site du New Jersey, avec 1.000 postes supprimés à la clé, pour regrouper ses activités de R&D en Suisse et en Allemagne

C'est avec l'objectif de maintenir ses coûts de recherche et développement (R&D) sous contrôle, en dépit d'une hausse du nombre de projets de recherche clinique au cours des 18 derniers mois, que Roche a décidé de fermer son site américain de Nutley (New Jersey). Cette mesure se traduira par la suppression de 1.000 postes. Les activités du site emblématique de Nutley, où les recherches sur le Valium ont par exemple été menées, seront reprises en main par les centres de Bâle et Schlieren (Suisse) et de Penzberg (Allemagne). Ceux-ci devraient gagner 80 postes supplémentaires. Sa filiale de biotechnologie Genentech, rachetée en 2009 pour 43 milliards de dollars et basée à San Francisco, n'est pas concernée par cette remise à plat.

Le groupe précisera le 26 juillet prochain, lors de la publication des résultats semestriels, l'impact financier que représenteront ces changements. Les prévisions pour 2012 restent inchangées «La consolidation prévue de notre organisation de recherche et développement précoce (au sein de l’unité Roche Pharma Research and Early Development, ndlr) et le recentrage de nos activités de R&D en Suisse et en Allemagne généreront des ressources que nous pourrons investir dans des programmes cliniques prometteurs tout en améliorant notre efficacité globale», a déclaré Severin Schwan, le directeur général de Roche. Le groupe bâlois marche sur les traces de ses concurrents; Pfizer a fixé l'an dernier un objectif de réduction de son budget R&D de 2 milliards de dollars par an, tandis qu'AstraZeneca a annoncé en février 7.300 suppressions de postes et la fermeture d'un centre de recherche en Suède.

Ce recentrage s'accompagne également d'un changement de direction. Jean-Jacques Garaud, le responsable de Roche Pharma Research & Early Development, quittera le groupe à la fin de la semaine. Il sera remplacé par Mike Burgess, en charge de la recherche oncologique. Roche n'a livré aucune précision concernant ce départ. Le groupe a interrompu le mois dernier les essais cliniques du dalcetrapib, un traitement visant à réduire le risque d'infarctus et d'attaque cardiaque, en raison d'un manque d'efficacité. En septembre dernier, Jean-Jacques Garaud évaluait à 10 milliards de dollars par an le chiffre d'affaires potentiel du dalcetrapib.

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