Les entreprises prévoient d'accélérer leurs cessions d'actifs

le 27/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

A 31%, la propension des entreprises à réaliser des acquisitions est au plus bas depuis 2009, selon E&Y. Priorité est donnée au recentrage des activités

Illustration: Thinkstock

La 6e édition du baromètre semestriel «Global Confidence» réalisé par Ernst & Young (E&Y) auprès de 1.500 dirigeants d’entreprises dans 57 pays témoigne d’une réserve grandissante envers la croissance externe. Si 41% des responsables interrogés en octobre dernier envisageaient des acquisitions dans les douze prochains mois, cette proportion est désormais tombée à 31%, en dépit d’un jugement plus favorable sur les perspectives économiques et les conditions de crédit. Ce niveau est au plus bas depuis la création de ce baromètre en 2009.

Le degré de confiance semble plus élevé pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 milliards de dollars, puisque 44% d’entre elles projettent une opération de croissance externe. Les services financiers, les sciences de la vie, l’énergie, les biens de commation et la technologie devraient être les plus actifs, contrairement à l’industrie minière, à la métallurgie ou à l’automobile. D’un point de vue géographique, les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Indonésie) restent les principaux marchés cibles, auxquels il faut ajouter les Etats-Unis. Si les réserves de trésorerie accumulées devraient rester la première source de financement d’acquisitions pour 43% des dirigeants sondés, 39% d’entre eux songent désormais à recourir à l’endettement, contre 33% voici six mois.

Le baromètre constate en revanche un intérêt accru pour les cessions d’actifs envisagées par 31% des personnes interrogées en février-mars, contre seulement 26% à l’automne 2011. Cette optimisation des portefeuilles d’activité, particulièrement nette en Amérique du Nord, «devrait prendre de l’importance en Europe et au Japon au cours des prochains mois suite à la crise de la zone euro», commente Daniel Benquis, associé chez E&Y. Les entreprises situées au Brésil, au Japon, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada se disent les plus enclines à procéder à des désinvestissements. L’énergie, les sciences de la vie, les biens de consommation, la métallurgie et les services aux collectivités ont les secteurs les plus favorables à ces recentrages.

Bien que le sentiment en matière de fusions-acquisitions ait de fortes chances de rester mitigé à court terme, «la pression des actionnaires ou des gouvernements pour utiliser les surplus de trésorerie pourrait contribuer à la reprise de l’activité dans ce domaine», conclut Daniel Benquis.

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