Bouygues révise en légère hausse son chiffre d’affaires annuel grâce au BTP

le 16/11/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le conglomérat français est parvenu à limiter l’érosion de sa marge opérationnelle courante sur les neuf premiers mois de l'exercice

La diversité des activités de Bouygues a plutôt joué en sa faveur depuis début 2011. Le groupe français, qui publiait hier après la fermeture de la Bourse ses comptes à fin septembre, est parvenu à limiter l’érosion de sa marge opérationnelle courante qui s’établit à 5,6% sur les 9 premiers mois de l’année, contre 5,75% un an plus tôt. Mais sur le seul troisième trimestre, cette marge passe de 7,3% à 6,9%. «Le pôle construction enregistre une bonne activité commerciale et améliore sa rentabilité», souligne Bouygues, en ajoutant que «les prises de commandes du troisième trimestre 2011 sont restées soutenues dans un environnement économique incertain». Le carnet de commandes de la division progresse de 7% à 15,3 milliards d’euros sur 9 mois.

Outre la progression de la marge de Bouygues Construction et de Colas (travaux publics), on notera le redressement de la rentabilité de TF1 dont la marge courante passe de 6,8% à 10,6% en un an, alors qu’elle a chuté dans les télécoms et l’immobilier. Le résultat net de 794 millions, en recul de 14% sur 9 mois, est affecté par la moindre contribution de Bouygues Telecom, d’Alstom et de TF1 (prise de contrôle de TMC), malgré la hausse des bénéfices de la construction et des travaux publics.

Sur l’ensemble de l’exercice, la bonne tenue de l’activité du bâtiment (+5%) et des travaux publics (+3%) devrait plus que compenser l’érosion du chiffre d’affaires attendue dans l’audiovisuel (-1% en rythme annuel pour TF1). Le groupe prévoit donc un chiffre d’affaires annuel en progression de 3% à 32,2 milliards d’euros, alors qu’il tablait sur 32 milliards en août dernier. Il est à noter que la part attendue à l’international devrait représenter 30,5% du total, en léger repli par rapport au niveau de 30,9% de l’exercice 2010.

En dépit d’investissements en hausse de plus de 15% d’une année sur l’autre, le cash-flow libre, calculé avant variations du BFR, reste quasiment inchangé à 886 millions au 30 septembre. La structure de bilan du groupe reste donc solide avec un endettement net presque stable (+1%) d’une année sur l’autre à 3,8 milliards, soit 36% de ses fonds propres. Il disposait enfin de liquidités totalisant 8,5 milliards d’euros (dont près de 3,4 milliards de trésorerie et plus de 5 milliards de lignes de crédit à moyen terme non tirées), avant la réalisation de l'offre publique de rachat d'actions.

A lire aussi