Les actionnaires de FPF ripostent à l’OPE de Foncière des régions

le 10/10/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

PHRV, qui détient plus de 24 % du capital de Foncière Paris France de concert avec Cofitem-Cofimur, offre 100 euros par action en numéraire

Nouveau rebondissement sur Foncière Paris France (FPF). Déja détenteur de 5,85% du capital, Paris Hôtels Roissy Vaugirard (PHRV) détenu par Allianz (31,4%), Covéa (31,4%) et Cofitem-Cofimur (31,1%) s'apprête à lancer une OPA sur la foncière, un mois après l’abandon du projet d’OPE de Foncière des Régions. Une riposte! «Nous ne voulions ni une OPE ni des titres Foncière des Régions, confie PHRV à L’Agefi. Or, notre OPA offre de la liquidité aux minoritaires ».

Selon l’avis de l’AMF, PHRV offre 100 euros par action en numéraire, soit une prime de 5,5% sur la moyenne du dernier mois, mais une décote de 3,3% sur les trois derniers mois. Une offre en numéraire porte également sur les autres titres, obligations subordonnées remboursables en actions (OSRA) et bons de souscription d’actions (BSA), plus importants que les actions.

Le prix proposé peut surprendre, pas tant par rapport au cours de Bourse qu’à l’actif net réévalué (ANR). L’offre de Foncière des Régions, en titres, équivalait à 114,7 euros lors de son annonce fin juillet et à 87,4 euros aux niveaux actuels. En revanche, l’ANR EPRA triple net reste à 132,90 euros au 30 juin 2011. Aussi, l’offre de PHRV représente une décote de près de 25% sur l’ANR. Si fin juillet, Cofitem Cofimur confiait à L’Agefi qu’il n’apporterait pas ses titres à une «offre qui présente une telle décote par rapport à l’ANR», comment compte-t-il convaincre les minoritaires à apporter leurs titres maintenant qu’il se trouve acquéreur et non vendeur? «Cet ANR est pris avec prudence, quel sera-t-il au 31 décembre?» poursuit PHRV. L’ANR ressortait à 111,45 euros fin 2010.

L’OPA est conditionnée à la détention d’au-moins 50,01% du capital, sachant que PHRV, de concert avec Cofitem-Cofimur, premier actionnaire de FPF, détient déjà 24,37% du capital et des droits de vote. Cofitem-Cofimur s’est engagé à ne pas apporter ses titres, qui ont été placé sous séquestre. Predica, deuxième actionnaire de FPF, avec 14,7% n’était pas joignable vendredi pour confier ses intentions.

L’initiateur de l’offre souhaitant conserver la cotation de FPF et son statut de société d’investissement immobilier (SIIC), devra donc se limiter à une détention de 60% du capital de concert avec Cofitem-Cofimur. Est donc déjà prévu l’éventuel reclassement des titres détenus à l’issue de l’offre au-dessus de ce seuil. Notamment Covéa s’est engagé à acquérir des titres jusqu’à un montant maximum de 95 millions d’euros.

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