Les équipementiers craignent une contraction des investissements des opérateurs de télécoms

le 30/09/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Lors de la crise de 2008-2009, les revenus cumulés d'Ericsson, de Nokia Siemens Networks et d'Alcatel-Lucent avaient chuté de 45 %

Deutsche Telekom a eu beau revenir hier sur les déclarations tenues la veille par son directeur technologique, Olivier Baujard, la tendance est bien à la contraction des investissements dans les télécoms. Déjà perceptible depuis quelques trimestres, le mouvement s’est accéléré avec la perspective d’un fort ralentissement économique. «Les opérateurs viennent de débuter l’examen de leur planning d’investissement pour 2012 et nous prévoyons une approche plus prudente compte tenu de l’environnement macroéconomique», indiquent les analystes de Barclays Capital. Alors que leurs revenus baissent déjà sous l’effet de la réglementation et de la concurrence (-3,4% en cumulé dans le mobile en Europe au deuxième trimestre 2011), les opérateurs pourraient être tentés de serrer un peu plus leurs investissements pour préserver leur capacité à distribuer des dividendes.

Au total, selon Barclays, après une baisse de 3,9% en 2010, à 188 milliards de dollars, et un rebond de 7,9% attendu en 2011 (203 milliards de dollars), les investissements des opérateurs de télécoms dans le monde devraient croître de 1,6% en 2011 puis redescendre de 2,1% en 2013 à 202 milliards de dollars, soit à peine plus qu’en 2009.

Si elle devait s’accentuer, cette contraction des investissements aurait inévitablement un impact retentissant sur l’activité des fabricants de matériels. Lors de la crise de 2008-2009, les opérateurs avaient subitement contracté leurs commandes. Conséquence: les revenus cumulés d’Ericsson, de Nokia Siemens Networks et d’Alcatel-Lucent avaient chuté de 45% entre le quatrième trimestre 2008 et le troisième trimestre 2009. Depuis, ils n'ont jamais retrouvé le niveau d'avant la crise.

INVESTISSEMENTS OPERATEURS TELECOMS
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