Le marché automobile français poursuit en juillet son inexorable déclin

le 02/08/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les ventes de voitures neuves ont plié de 1,2%. Le Comité des constructeurs français d'automobiles s'attend à une chute de 8% à 10% en 2011

Le marché automobile français s’apprête à basculer dans le rouge. Il a accusé en juillet 2011 son quatrième mois consécutif de baisse, anéantissant quasiment la totalité des gains accumulés au premier trimestre grâce aux effets positifs à retardement de la prime à la casse. En juillet, avec 159.945 immatriculations, les ventes de voitures particulières ont chuté de 5,9% en données brutes et de 1,2% à nombre de jours ouvrables comparable. Sur les sept premiers mois de l'année, il se maintient encore en hausse, mais de justesse avec un gain de 0,2%.

Traditionnellement, juillet est un mois relativement soutenu, avant les départs en vacances du mois d’août. Il est donc probable que la baisse du marché s’amplifie en août et au cours des mois suivants. «On s’oriente vers une baisse de 8 à 10% sur l'ensemble de l'année car il sera impossible de retrouver les niveaux de la fin 2010», a commenté un porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

La prime à la casse ayant surtout profité aux petites voitures et aux constructeurs français l’an dernier, ce sont donc logiquement les premiers à souffrir aujourd’hui du déclin du marché: -9,3% en juillet en données brutes avec 89.080 voitures neuves contre une baisse de 1,2% pour les groupes étrangers (70.865 voitures neuves). Le plus touché est une nouvelle fois Renault. Les ventes de voitures neuves du groupe ont chuté de 12,4% (37.475 véhicules particuliers), essentiellement en raison de l’effondrement (-48,8%) des ventes de Dacia. La marque Renault résiste avec un repli de 2,7%. En revanche, Nissan, qui est comptabilisé séparément, affiche un gain de 26,4% (5.657 voitures).

Les immatriculations du groupe PSA ont plié de 7% avec 51.580 voitures particulières, de façon équitablement répartie entre Peugeot (-7,5% à 27.666) et Citroën (-6,4% à 23.914). Très présent également sur le segment des petites citadines, Fiat est lui aussi touché par le contrecoup de la fin de la prime à la casse. Ses ventes ont plongé de 22,8% en juillet (5.253 voitures). Enfin, bien aidé par ses marques Audi, Skoda et Seat, le groupe Volkswagen a vendu 22.310 véhicules particuliers en juillet en France, soit une hausse de 7%.

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