Air Liquide maintient ses objectifs 2011, porté par les marchés émergents

le 02/08/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Ce secteur pèse 21% du chiffre d’affaires de la division gaz & services contre 15% en 2008. Les événements exceptionnels ont coûté 20 points de base de marge

«Un bon premier semestre, dans la lignée de 2010», apprécie Benoît Potier, le PDG d’Air Liquide, tout en confirmant l'objectif, non chiffré, d'une croissance du résultat net cette année. Il a progressé de 11% à 750 millions d’euros au premier semestre. Malgré un contexte économique perturbé, le leader mondial des gaz industriels a enregistré une hausse de 9,2% de son chiffre d’affaires à 7,1 milliards d’euros. La croissance en comparable des Gaz & Services (89% des ventes) s’établit à 10,5%, même si elle ralentit entre le premier (+11,4%) et le deuxième trimestres (+9,7%). Au Japon, la croissance a brutalement chuté de +6% sur les trois premiers mois de l’année, à -3% au deuxième trimestre, mais le groupe compte sur un redressement dès le troisième trimestre.

«La dynamique des marchés reste bien orientée, on espère que cela va tenir au second semestre», confie Benoît Potier. Notamment grâce aux pays en développement, qui pèsent désormais 21% du chiffre d’affaires des Gaz & Services, contre 15% en 2008. Sur les six premiers mois de l’année, la croissance en comparable atteint 28% dans les émergents (dont 37% en Asie du Sud-Est, et 22% en Europe de l’Est) contre 7% pour les économies avancées. «Les nombreux projets entrés en carnet durant le semestre (portefeuille stable à 3,7 milliards d’euros) et les décisions d’investissements qui progressent de 20% à 970 millions d’euros reflètent la bonne orientation des marchés sous-jacents», note CM-CIC.

La marge opérationnelle atteint 16,7% sur le semestre (+0,1 point) et 16,9% (+0,3 point) hors effet gaz naturel. Ce niveau de marge «légèrement meilleur que ce qu’on pouvait prévoir en début d’année […] devrait au moins se maintenir au second semestre», promet Benoît Potier. D’autant que l’effet prix redevient positif. Pour l’heure, le consensus Bloomberg anticipe une marge de 16,8% sur l’ensemble de l’exercice. Les événements exceptionnels (Japon, Afrique du Nord,…) ont seulement coûté 20 points de base de marge et de 20 à 30 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Sur une base de 10% de croissance, 8 points proviennent de la croissance organique –expansion géographique, nouveaux marchés (gaz médicaux thérapeutiques, hydrogène énergie, photovoltaïque…)– et 2 points d’acquisitions, rappelle le patron d’Air Liquide. Des opérations «de quelques centaines de millions d’euros à un milliard maximum», notamment dans la santé, un marché encore très fragmenté, sont envisageables selon lui.

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