Haulotte espère pouvoir tirer parti du rebond de son activité cette année

le 14/03/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Sa perte nette de 42,2 millions d’euros en 2010 n’a pas empêché le spécialiste des matériels de levage de réduire de 25 % son endettement

Mauvaise surprise pour Haulotte. Le spécialiste des matériels de levage pour les personnes et les équipements industriels a enregistré au titre de l’exercice 2010 une perte nette de 42,2 millions d’euros, 60% plus élevée que celle prévue par le consensus après un déficit de 55,7 millions publié en 2009. Le résultat opérationnel courant reste également dans le rouge (-46,6 millions), pénalisé par le faible levier tiré de la progression des volumes de ventes, par la sous-utilisation des capacités de production et par «le maintien à un niveau élevé des provisions clients», souligne le groupe.

Après avoir chuté de plus de 10% vendredi en cours de séance, l’action a terminé en baisse de 6,7% à 13,2 euros. Les volumes de titres échangés ont représenté près du double de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois. «On réagit sur des pertes plus importantes que prévu et un contexte de marché négatif», explique un analyste, en référence au séisme au Japon qui pèse fortement sur les marchés, tout en rappelant que le titre a progressé de plus de 14% depuis le début de cette année. Le bureau d’analyse d’Exane BNP Paribas table sur l’enclenchement d’un cercle vertueux qui permettra au groupe «d’améliorer sa marge brute grâce à une meilleure absorption des coûts fixes et à des reprises graduelles de provisions».

La contre-performance de l’an dernier intervient dans un contexte de reprise progressive du marché de la nacelle qui a permis de faire croître son chiffre d’affaires de 23,8% à 250 millions. L’autre point positif concerne l’endettement net qui a diminué plus que prévu d’une année sur l’autre (-25% à 150 millions d’euros) grâce «à la forte baisse des stocks et à la réduction de 27 jours de son ratio de rotation du crédit clients». Un niveau de dette que les analystes d’Oddo Securities jugent «toujours trop élevé, justifiant la décision des dirigeants de ne pas payer de dividende». Haulotte souligne que sa trésorerie et ses lignes de financement disponibles atteignaient «près de 84 millions d'euros» à fin 2010.

Le groupe, qui fait état d’une «hausse sensible» de son carnet de commandes, s’attend à une progression d’environ 25% de son chiffre d’affaires en 2011, accompagnée d’un retour à l'équilibre opérationnel. Il cite la tenue de ses marges comme l’une de ses priorités, à côté de l’amélioration du BFR et de son plan de production.

A lire aussi