CGG Veritas se réorganise pour mieux croître dans le secteur sismique

le 17/12/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe chiffre à 150 millions de dollars l’impact positif de son plan d’action sur son résultat d’exploitation à l’horizon 2012

Le plan d’action présenté hier aux investisseurs par CGG Veritas reflète la volonté du groupe de renforcer son efficacité pour mieux tirer parti de l’expansion du marché des équipements et services sismiques pour l’industrie pétrolière et gazière. Le segment des équipements devrait progresser de 5% l’an prochain, la croissance atteignant 20% dans les services. En s’appuyant sur une organisation simplifiée, articulée depuis mi-octobre autour de cinq divisions (équipement, marine, terrestre, traitement-imagerie & réservoirs, multiclient), le groupe entend principalement remédier à «une base de coûts trop élevée».

Ceci concerne en particulier l’activité marine, pénalisée par des surcapacités estimées à 10% pour 2010. Celles-ci devraient se résorber à partir de l’été 2011, d’où une hausse des prix prévisible «fin 2011 ou en 2012», a indiqué Jean-Georges Malcor, directeur général du groupe. Cette division devra «repositionner la flotte vers le haut de gamme», cette optimisation des actifs maritimes étant accompagnée d’une «gestion de projets renforcée». CGG Veritas reconnaît par ailleurs avoir été pénalisé ces derniers mois par le moratoire imposé sur les forages offshore dans le golfe du Mexique.

Il chiffre à 150 millions de dollars (113 millions d’euros) l’impact positif de ces initiatives sur son résultat d’exploitation d’ici à décembre 2012, dont la moitié sera visible dès la fin de l’année prochaine. En 2009, son résultat d'exploitation s'élevait à 57 millions de dollars (avant dépréciation du goodwill). La baisse des dépenses (frais de fonctionnement et coût des ventes) contribuera pour 75 millions à ce plan d’amélioration, un montant identique étant généré par une meilleure performance opérationnelle de l’ensemble des divisions.

La mise en place du plan entraînera une charge exceptionnelle d’environ 130 millions de dollars, comptabilisée au quatrième trimestre 2010. Elle comprendra à hauteur de 70% «des ajustements de la valeur nette comptable de la bibliothèque de données multiclient», le solde étant constitué de charges de restructuration.

Visant à «générer un flux de trésorerie positif, même en période de bas de cycle», ce plan intègre un budget d’investissements industriels de 600 millions de dollars sur l’exercice 2011, dont 85 millions dédiés au seul navire «Oceanic Sirius». L’action a terminé en hausse de 0,5% à 21,1 euros hier à Paris.

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