Gecina envoie un signal positif sur le marché de l’immobilier de bureaux

le 24/11/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Dans un marché en reprise progressive, la SIIC vient de signer une Vefa en blanc. Elle table sur une pénurie d’offre dès 2012

Dans la lignée d’un marché de l’investissement immobilier qui reprend peu à peu des couleurs, celui des Vefa (vente en état futur d’achèvement) connaît ses premiers frémissements. Gecina en est le dernier exemple en date.

Au sein d’un programme de trois opérations d’un montant total de plus de 440 millions d’euros, la foncière vient de signer une Vefa en blanc pour laquelle elle avance un taux de rendement de 8%. Cette Vefa concerne l’immeuble «Pointe métro 2» à Gennevilliers. L’ensemble de 15.000 m² doit être livré fin 2012.

Il s’agit de la seconde Vefa en blanc de l’année, la première ayant été signée en septembre. Développée par Sodéarif, l’opération Le Palatis à Montrouge (12.000 m²) a été vendue à AEW Europe pour le compte d’un institutionnel français.

Certes, avec 6 Vefa en 2010 (dont 2 en blanc), on est encore loin de ce qui a été réalisé en 2007 et même en 2008. Selon Jones Lang LaSalle, le marché des Vefa a porté sur 5,9 milliards d’euros en 2007 (dont 3,7 milliards en blanc) avec 70 opérations acquises. En 2008, il est passé à 1,7 milliard (dont 1,3 milliard en blanc) pour 27 opérations.

Il n’empêche qu’après la crise qui a laminé le marché des Vefa (290 millions d’euros en 2009 via 5 opérations dont 150 millions seulement en blanc et aucune Vefa en blanc entre janvier et août 2010), ce redémarrage progressif peut être vu comme un signe encourageant. D’autant que CB Richard Ellis notait dans sa dernière note de conjoncture que «les financements semblent encore faire défaut pour reprendre les lancements en blanc».

Gecina met en avant le contexte de «pénurie d’offre à l’horizon 2012», sur les grandes surfaces neuves du marché francilien. La foncière souligne que l’offre en chantier dans ce domaine a reculé de 58% en presque deux ans et table donc sur un effet rareté en cas de reprise de la demande au-delà de 2012. Un propos qui rejoint celui de Jones Lang LaSalle, lequel constatait dans son baromètre d’octobre la raréfaction des lancements de constructions neuves. «Une certaine concurrence entre utilisateurs se fait ressentir», précisait même le conseil.

Bien entendu, ce frémissement sur le segment de la Vefa demandera encore à être confirmé. Ceci étant, il va dans le sens des commentaires récents de Jones Lang LaSalle qui estimait que «les heures les plus sombres semblent aujourd’hui être passées».

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