Mise en doute

le 13/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Une pierre dans le jardin d’Areva. La mission que l’Etat vient de confier à René Ricol, nommé membre du conseil de surveillance et coprésident du comité d’audit, pour établir « la vérité sur les comptes » de notre champion industriel nucléaire ne se comprend pas, a priori, comme un signe de confiance. Les explications laconiques qui accompagnent cette nouvelle mission du commissaire national à l’investissement, proche du pouvoir en place, ne sont pas propres à conforter l’image du groupe. Elles paraissent plutôt faire écho à l’attente où il se trouve, depuis près d’un an, d’un feu vert de l’Etat pour augmenter son capital. La mission rappelle aussi d’autres avis extérieurs dont l’Etat a souhaité s’entourer ces derniers mois, par exemple celui de François Roussely chargé d’un rapport sur la filière nucléaire. Il est vrai que la crise financière a mis en évidence l’intérêt de faire place au doute dans la gestion des affaires mais un actionnaire principal reste tout de même censé suivre, sauf problème, les développements de ses participations au fil des jours.

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