Danone officialise la nomination d'Antoine de Saint-Affrique à sa direction générale

le 17/05/2021

Danone officialise la nomination d'Antoine de Saint-Affrique à sa direction générale
(Bloomberg)

Danone a officialisé ce lundi en début de soirée la nomination d'Antoine de Saint-Affrique au poste de directeur général, à compter du 15 septembre, deux mois après l'éviction d'Emmanuel Faber de ses fonctions de président-directeur général du groupe agroalimentaire.

Antoine de Saint-Affrique devrait également être nommé administrateur du groupe lors de la prochaine assemblée générale prévue en avril 2022.

En tant que directeur général, il aura pour mission de redynamiser les ventes de Danone, fragilisées par la crise sanitaire, et plus largement de fixer un nouveau cap après la crise de gouvernance qui a secoué le groupe tricolore.

« Il aura toute la latitude qui est celle d'un directeur général pour apprécier et orienter la stratégie de Danone pour le futur », a commenté Gilles Schnepp, le président du conseil d'administration de Danone, cité dans un communiqué. « Son parcours et son bilan en matière d'innovation et de résultats sont remarquables. Il apportera à Danone la combinaison idéale de vision stratégique, d'expérience internationale de notre industrie et d'excellence dans l'exécution opérationnelle », a ajouté Gilles Schnepp.

Antoine de Saint-Affrique avait annoncé le mois dernier son départ du groupe belgo-suisse Barry Callebaut, qu'il a dirigé pendant six ans.

Discret sur la scène française, cet ancien officier de réserve navale passé par l'Essec a travaillé au début des années 2000 chez Amora Maille, puis avait profité du rachat de la société par Unilever pour gravir un à un les échelons de la puissante multinationale néerlando-britannique. En 2015, il avait été nommé président d'Unilever Foods.

Le conseil d'administration de Danone a mis fin à la mi-mars au mandat d'Emmanuel Faber et a annoncé la dissociation des fonctions de président et directeur général après plusieurs mois de tensions alimentées par des fonds activistes, qui jugeaient le bilan d'Emmanuel Faber insuffisant et la gouvernance du groupe déficiente.

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