Veolia et Suez ont signé leur accord de paix

le 14/05/2021

Veolia, groupe de traitement de l'eau, des déchets, services aux collectivités
(Photo Veolia.)

Il n'y avait plus beaucoup de suspense. Veolia et Suez ont annoncé tard ce vendredi soir, dans un communiqué commun, la signature de leur armistice, dont les grands contours avaient été dévoilés le 12 avril. Les deux groupes de traitement de l'eau et des déchets s'étaient donnés jusqu'au 14 mai pour sceller leur accord mettant fin à plus de sept mois de bataille.

L'accord signé ce soir confirme les grands points du protocole dévoilé mi-avril : Veolia lancera une offre publique d'achat (OPA) sur Suez au prix de 20,5 euros par action puis revendra à un consortium d'investisseurs financiers des actifs de Suez pour créer un nouveau groupe. Celui-ci réalisera un chiffre d'affaires d'environ 7 milliards d'euros, avec comme actif central l'actuelle division eau France de Suez.

CNP dans le tour de table du nouveau Suez

Meridiam et le fonds américain GIP détiendront chacun 40% du capital de ce nouveau Suez. Le solde de cette société sera partagé par le tandem formé par la Caisse des dépôts et l'assureur CNP. 3% du capital seront rétrocédés aux salariés de ce Nouveau Suez. Cette part pourrait être portée à 10 % du capital d’ici à 7 ans.

Le prix de cession de ces actifs n'est pas dévoilé. « L’offre du consortium demeure soumise à plusieurs conditions, notamment concernant la due diligence des investisseurs », indique le communiqué de Veolia et de Suez.

Selon le calendrier, le conseil d’administration de Suez devra rendre sa recommandation sur l’OPA de Veolia au plus tard le 29 juin. Même date butoir pour le dépôt par Veolia, auprès de l'Autorité des marchés financiers, de l’OPA à 20,5 euros par action Suez et pour la remise de l’offre ferme du consortium financier. L’AG de Suez se tiendra le 30 juin.

Veolia espère finaliser son OPA sur Suez d'ici à la fin de cette année. Pour la financer, outre les cessions d'actifs au consortium, le groupe prévoit de procéder à une augmentation de capital de l'ordre de 2 milliards à 2,5 milliards d'euros, ainsi qu'un possible financement complémentaire par de la dette hybride.

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