Carrefour dément avoir approché Casino pour un rachat

le 24/09/2018

Supermarché Casino.
(Bloomberg)

La Bourse se montre sceptique ce matin après les échanges de communiqués entre Casino et Carrefour, le premier affirmant avoir été approché par son concurrent en vue d'un rapprochement, le second démentant ces allégations. Le cours de Bourse de Casino a ouvert en baisse de 1,8%, avant de passer dans le vert après quelques minutes d'échanges (+0,89% à 36,36 euros à 9h10). L'action Carrrefour a suivi la même trajectoire (+0,6% à 16,69 euros à 9h10).

Casino a indiqué dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi avoir été «sollicité» par Carrefour en vue d'un possible rapprochement, ce que le groupe dirigé par Alexandre Bompard a fermement démenti dans un communiqué distinct publié dans la foulée. Casino affirme avoir été sollicité «depuis quelques jours» par son concurrent. Le groupe a «en conséquence» réuni le 23 septembre dernier son conseil d'administration qui a décidé «de ne pas donner suite à cette approche», en réitérant «à l'unanimité sa totale confiance» dans la stratégie de la direction.

Casino explique que son conseil d'administration a constaté des obstacles en France et au Brésil en matière de concurrence et d'emplois qui se seraient posés dans le cadre de ce rapprochement. L'instance du groupe de distribution «observe également que celle-ci (l'approche de Carrefour, ndlr) est faite alors que le marché du titre Casino a fait l'objet de manipulations spéculatives coordonnées à la baisse d'une ampleur inédite depuis plusieurs mois».

Carrefour, dans un communiqué diffusé quelques heures plus tard, a fermement démenti «avoir sollicité Casino», s'étonnant que «l'on ait soumis au conseil d'administration de Casino une proposition de rapprochement qui n'existe pas».

«Les difficultés auxquelles sont confrontés le groupe Casino et son actionnaire de contrôle (la holding Rallye, ndlr) ne peuvent justifier des communications intempestives, trompeuses, et dénuées de tout fondement», poursuit Carrefour.

Le groupe de distribution indique examiner les voies de droit à sa disposition «à même de faire cesser ces insinuations inacceptables».

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