Les catastrophes naturelles pèseront sur les tarifs d’assurance habitation

le 16/05/2022 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Une potentielle hausse du prélèvement qui abonde le fonds des catastrophes naturelles alourdirait le prix des contrats.

Le risk manager a bien grandi
(Adobe stock)

Il faut payer de plus en plus cher pour assurer son logement. Selon l’étude annuelle réalisée par le site de comparaison d’assurances en ligne Assurland.com portant sur 35.000 devis d’assurance habitation et réalisée en 2021, le coût moyen de l’assurance habitation atteint 216 euros en 2022. Outre les disparités régionales, c’est la hausse des tarifs qui interpelle : par rapport à une base de 100 euros en 2010 et déflaté, il faut débourser 138,50 euros en 2022. Si le tarif est stable par rapport à 2021, du fait des conséquences de la pandémie et de la pérennisation du télétravail, qui réduit les sinistres liés aux vols et aux dégâts des eaux, il augmente de 33% sur dix ans. «Si l’évolution traduit la hausse des sinistralités au fil des années, les phénomènes climatiques prennent une place grandissante», analyse Olivier Moustacakis, cofondateur d’Assurland.com.

La facture des sinistres dus aux événements climatiques pourrait doubler d’ici à 2050, à 143 milliards d’euros, rapporte ainsi une étude de France Assureurs. «Les options sont limitées, réagit Olivier Moustacakis : rehausser la taxe qui nourrit le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles et accélérer sur la prévention.» Elle atteint déjà 12% sur les contrats multirisques habitation, et beaucoup d’assureurs plaident, plus ou moins discrètement, pour la monter à 18%.

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