Le président du comité des risques de Credit Suisse n’a pas résisté aux affaires

le 30/04/2021 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Credit Suisse, ParadePlatz, à Zurich, Suisse
(Crédit Suisse / ParadePlatz / à Zurich / Photo Credit Suisse.)

La pression était trop forte. Credit Suisse a informé ce matin, avant son assemblée générale du départ d’Andreas Gottschling, « qui ne se présentera pas à sa réélection ». Le président du comité des risques de Credit Suisse depuis 2018 paye les affaires Greensill et Archegos, qui ont déjà coûté la tête de Lara Warner, directrice des risques, et Brian Chin, directeur de la banque d’investissement et membre du comité exécutif. 

Par ce départ, la banque suisse a cherché à calmer une assemblée générale marquée notamment par l’affaire Archegos, qui devrait lui couter en tout presque 5 milliards de francs suisses (4,5 milliards d’euros). En effet, Le gérant américain affilié de Natixis Harris Associate, qui détient plus de 10% de Credit Suisse, avait annoncé qu’il voterait contre son élection, tout comme la fondation Ethos, qui regroupe plus de 200 institutionnels détenant entre 3% et 5% du capital). Plus tôt, c’était aussi le cas de la société de conseil en vote Glass Lewis alors que le fonds souverain norvégien NBIM, géré par la banque centrale de Norvège, avait indiqué qu’il s’opposerait aussi à la réélection de Michael Klein, de Shan Li, de Seraina Macia, de Richard Meddings and de Severin Schwan.

La feuille de route du nouveau président

Finalement, tous les autres membres ont bien été réélus, Severin Schwan recevant parmi ces-derniers le taux d’approbation le moins élevé à 83,67%. Les actionnaires de Credit Suisse ont surtout confirmé l’élection du nouveau président de Credit Suisse en remplacement d’Urs Rohner, António Horta-Osório, avec 96,45% des votes.

« Des leçons doivent être apprises des huit derniers mois et des actions prises en conséquence », a-t-il déclaré devant les actionnaires. Il a précisé les trois domaines dans lesquelles il concentrera son action : la gestion du risque, l’optimisation des forces de Credit Suisse et de ses avantages compétitifs et la restauration de sa culture d’excellence et d’entreprenariat. « Nous lancerons une évaluation des options stratégiques de la banque avec des perspectives à long terme sans perdre de vue les besoins de court terme », a déjà annoncé le nouveau président. Urs Rohner a quitté son poste en présentant ses excuses pour les événements ayant touché Credit Suisse ces derniers mois.

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