Devant l’Afer, le Trésor se veut rassurant sur l’assurance vie 

le 11/12/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Lors des assises de l’Afer, le sous-directeur assurance à la direction générale du Trésor tire un bilan positif du PER tout en confortant la fiscalité de l’assurance vie.

Gérard Bekerman, le président de l’Afer
Gérard Bekerman, le président de l’Afer.
(Crédit Afer.)

L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) organisait hier soir ses assises. Plusieurs invités de marque ont été invités à présenter leur analyse économique de l’année écoulée. Parmi eux, Lionel Corre, sous-directeur assurance à la direction générale du Trésor, qui en a profité pour revenir sur le Plan d’épargne retraite (PER) et donner quelques gages concernant l’assurance vie.

Malgré un contexte de lancement compliqué, le PER semble satisfaire les attentes du gouvernement. Pour Lionel Corre, la conception du produit lui a permis de lever plusieurs freins du côté des épargnants, notamment le choix de la sortie en rente ou en capital. «La possibilité de pouvoir utiliser le PER pour acquérir une résidence principale permet de toucher un public plus jeune, qui peut être réfractaire à immobiliser son argent tôt en prévision de sa retraite», a-t-il ajouté.

Il a également rappelé l’objectif d’encours de 300 milliards d’euros d’ici à 2022. Selon l’Association française de la gestion financière (AFG), les encours des Perco et PER d’entreprise collectifs s’élevaient à 20,5 milliards d’euros à fin juin. Le chemin est donc encore long.

La fiscalité ne sera pas touchée

Interrogé sur la stratégie du gouvernement pour flécher l’épargne des Français vers l’économie réelle, Lionel Corre a donné des gages clairs. Le mot d’ordre est l’incitation, pas la punition. «Le gouvernement ne prévoit pas de taxer l’épargne des Français, ni de revoir la fiscalité de l’assurance vie. Les épargnants qui financent la dette française via leur assurance vie sont une force pour notre pays», a-t-il affirmé. Un parti pris avec lequel Gérard Bekerman, le président de l’Afer, ne pouvait qu’être d’accord. «Il faut respecter les 17 millions de Français qui ont un contrat d’assurance vie. Epargner est difficile, des millions de personnes ne peuvent pas le faire. Il serait indécent de s’attaquer à ces efforts ! », a-t-il défendu. 

Le gouvernement mise donc beaucoup sur les dispositifs qu’il a lancés pour encourager les Français à se détourner des livrets réglementés. Le directeur des assurances est notamment revenu sur le label Relance. A ce jour, une cinquantaine de fonds l’aurait reçu, soit environ 9 milliards d’euros d’encours.

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