Rothschild se montre prudent pour 2019 après une nouvelle année record

le 13/03/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe franco-britannique invoque le ralentissement du commerce mondial et les incertitudes géopolitiques.

Bureaux de Rothschild & Co, avenue de Messine à Paris.
(Bloomberg.)

L'année 2018 aura été particulièrement vigoureuse (...) confortant notre stratégie de création de synergies entre nos trois métiers», s'est félicité Alexandre de Rothschild, président exécutif de Rothschild & Co, dans un communiqué publié hier à la faveur de la présentation des résultats annuels du groupe franco-britannique. La banque privée et d'affaires a dégagé un résultat net part du groupe de 286 millions d'euros, en hausse de 21% par rapport à 2017, pour des revenus en croissance de 3%, à 1,98 milliard d'euros. Et ce, «alors que 2017 avait déjà été excellente», a souligné François Pérol, managing partner chez Rothschild, lors d’une conférence téléphonique. La banque proposera ainsi une augmentation de 10% du dividende, au titre de 2018, à 0,79 euro par action.

Les différents métiers du groupe ont été en croissance, l’an dernier. Le chiffre d'affaires du conseil financier a de nouveau atteint un montant record, à 1,27 milliard d'euros, soit une progression de 7% par rapport à l'exercice précédent, et la marge opérationnelle s'est établie à 20%, contre 17,8% un an plus tôt. Des performances tirées par la progression de 17% des revenus liés aux opérations de conseil en fusions-acquisitions, un marché sur lequel Rothschild & Co s’est classé sixième à l’échelle mondiale, l’an dernier, en termes de revenus.

Le chiffre d’affaires de la banque privée et de la gestion d'actifs est resté stable, à 516 millions d'euros, avec une marge opérationnelle de 17%, en hausse d'un point. La collecte nette a atteint 2,2 milliards d’euros en banque privée en 2018, alors que la gestion d’actifs a accusé une décollecte nette de 0,7 milliard, dans un environnement de marché difficile. Hors activité de fiducie, basée en Suisse, dont la cession a été finalisée en février dernier, les revenus ont progressé de 2% et la marge opérationnelle est ressortie à 18%.

Quant aux revenus du capital-investissement et de la dette privée, ils ont atteint 175 millions d'euros, contre 185 millions en 2017, et la marge opérationnelle a été ramenée de 65% à 59%. La conséquence de plus-values de cessions moins importantes en 2018 qu’en 2017.

«Nous regardons 2019 avec une certaine prudence, la conjoncture est porteuse pour métiers mais le commerce mondial commence à ralentir et les facteurs d’incertitudes géopolitiques n’ont jamais été aussi nombreux. Nous sommes attentifs à la fin possible du cycle qui nous porte depuis plusieurs années», a prévenu François Pérol.

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