Les banques d'investissement profitent du retour de la volatilité

le 07/04/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les revenus tirés des activités de trading sont attendus en hausse au premier trimestre. Le QE de la BCE pourrait soutenir la tendance.

Les banques d'investissement profitent du retour de la volatilité
(Crédit Fotolia.)

JPMorgan et Wells Fargo ouvriront dans tout juste une semaine la campagne de publication des résultats du premier trimestre. Ces annonces devraient être marquées par un rebond des activités de trading. Le retour de la volatilité sur les marchés financiers internationaux devrait révéler un impact positif sur les activités de trading taux, devises et matières premières (FICC).

Selon les analystes de JPMorgan, ces activités - qui représentent environ la moitié des revenus des BFI - pourraient afficher une hausse moyenne de 9% sur un an. «Il y a eu une nette poussée de la volatilité sur les taux et les changes, ce qui augure aussi d'un trimestre solide pour les revenus macro des banques de gros», fait remarquer Citigroup.

2015 partirait donc sur de bons rails, alors que les revenus du segment FICC ont décliné d'environ 7% pour les dix premières BFI mondiales en 2014, selon le cabinet Coalition. Au mois de février, le responsable de la BFI de JPMorgan Daniel Pinto, a fait état d'un démarrage «très fort» de l'activité de trading sur les premières semaines de l'exercice. Une vigueur habituellement constatée en début d'année. Le directeur financier de Citi, John Gerspach, a toutefois souligné quelques semaines plus tard l'impact négatif sur les comptes de l'abandon du cours plancher du franc suisse.

L'environnement de trading, notamment en Europe, pourrait aussi tirer parti du programme d'assouplissement quantatif (QE) de la Banque centrale européenne. «Vous pourriez assister à une progression qui affecte les marges d'intérêt net mais bénéficie aux ventes et aux revenus de trading», a estimé Anshu Jain, le co-président du directoire de Deutsche Bank. A plus long terme, «si le QE est couronné de succès, les taux longs remonteront et généralement, des taux plus élevés conduisent à une activité accrue et à des opportunités de couverture. Les banques en tireront profit comme les gérants d'actifs», commente un banquier d'investissement cité par Reuters.

A ce jeu, la première banque allemande mais aussi BNP Paribas, HSBC et Société Générale devraient sortir gagnantes. Le risque est que les achats de la BCE et la réticence de certains investisseurs à vendre à cause de la régulation ou d'obligations vis-à-vis de leurs clients réduisent le volume de dette négociée à long terme.

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