La boutique d'avocats BDGS veut formaliser des partenariats à l'international

le 07/11/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Centré sur le marché domestique, le cabinet fondé il y a dix-huit mois entend développer un réseau de «best friends»

En dix-huit mois d'existence, la boutique BDGS Associés s'est fait un nom. Fondé par des anciens de Gide Loyrette Nouel - Antoine Bonnasse, Youssef Djehane, Antoine Gosset-Grainville et Jean-Emmanuel Skovron, le cabinet est déjà intervenu sur les principaux dossiers de la place parisienne : création de Bpifrance, cession d'un bloc d'ADP, réorganisation du capital de PSA Peugeot-Citroën, offre publique sur le Club Med...

Sur le premier semestre 2014, BDGS pointe à la vingt-deuxième place du classement Thomson Reuters des avocats d'affaires pour les opérations annoncées impliquant au moins une partie française (6 opérations pour une valeur de 8,19 milliards d'euros). Le curriculum vitae de certains associés - Antoine Gosset-Grainville a été directeur général adjoint de la CDC et Mathilde Damon a dirigé le pôle juridique de l'APE - permet à BDGS d'accéder aux grands dossiers concernant l'Etat et les entreprises publiques.

Face à des mastodontes internationaux et pluridisciplinaires, tels que Dentons (issu du rapprochement de SNR Denton, Salans et FMC) qui fêtait hier soir ses 18 mois d'existence lui aussi, BDGS a profité d'«une fenêtre permettant l'émergence d'un nouvel acteur français offrant des prestations de haut niveau en droit des affaires», explique Youssef Djehane. Le cabinet, qui compte 25 avocats (dont 9 associés), exerce en fusions-acquisitions (avec l'arrivée récente de Marc Loy, auparavant chez Linklaters), concurrence, restructuration et contentieux. L'équipe songe à un développement dans la médiation, une activité à forte marge. D'ici trois ans, BDGS s'attend à rassembler 40 à 50 avocats mais ne compte pas aller beaucoup plus loin, compte tenu de son positionnement particulier.

Le cabinet entend mener son développement selon deux axes. D'abord, poursuivre au-delà de son bureau de Bruxelles et de contacts personnels noués avec des confrères à l'étranger un effort d'internationalisation. Non pas via la création de nouveaux bureaux mais au travers de partenariats plus formalisés avec un réseau de «best friends» aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe continentale. Ensuite, «nous voulons fidéliser un portefeuille de clientèle pour laquelle nous serons le conseil de référence», indique Antoine Gosset-Grainville. En revanche, l'intégration d'un cabinet n'est pas une option à l'étude.

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