Le secteur financier anime la Bourse italienne

le 22/04/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Plusieurs introductions en Bourse viennent ou sont en passe d'avoir lieu. Le marché profite de la nécessité des banques de nettoyer leur bilan

Le secteur financier anime le marché italien des introductions en Bourse. Leurs initiateurs entendent profiter de l’appétit retrouvé des investisseurs pour l’Europe, alimenté pour l’Italie par des signes de redressement économique, et, pour certains d’entre eux, céder des actifs afin de rendre un bilan présentable avant les stress tests européens.

Le gestionnaire d’actifs Anima a vécu son premier jour de cotation la semaine dernière. Ses actionnaires, le fonds Clessidra (qui détenait 38% de son capital avant l’opération), Banco Popolare di Milano (36%) et Monte dei Paschi di Siena (23,5%), ont cédé près de 55% des titres en leur possession. L’introduction en Bourse – organisée par Goldman Sachs, UBS, Banca IMI et Unicredit – a rencontré un vif succès auprès des investisseurs puisque l’offre a été souscrite 5,4 fois, a indiqué Anima. Le prix (4,2 euros par action) a quasiment atteint le haut de la fourchette, valorisant la société à 1,26 milliard d’euros, pour 46,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin février et un résultat net de 120 millions d’euros en 2013. La société entend agir en tant que consolidateur dans le secteur de la gestion en Italie.

Comme l’atteste le succès de cette opération, la Bourse apparaît comme une voie de sortie légitime pour les banques italiennes désireuses de vendre certaines filiales pour alléger leur bilan. Ainsi, UniCredit, le premier établissement italien, va introduire sur le marché Mercato Telematico Azionario (géré par Borsa Italiana) sa filiale de banque directe et de courtage FinecoBank.

Dans un communiqué diffusé jeudi, UniCredit précise qu’il restera actionnaire majoritaire à l’issue de l’opération, dirigée par UBS et UniCredit, épaulés par Mediobanca. Plusieurs sources de presse annoncent la cotation d’une participation de 35%. Mais le produit de cette sortie partielle permettra à la banque, comme elle l’avait précisé lors de la présentation de ses comptes annuels, d’optimiser l’allocation de ses fonds propres.

La cure d’amaigrissement d’UniCredit, qui a déprécié 9,3 milliards d’euros de survaleurs au quatrième trimestre 2013, ne devrait pas s’arrêter là. Il y a quatre ans, il avait déjà cherché à vendre sa filiale de gestion Pioneer Investments, avant de renoncer. Mais les rumeurs vont à nouveau bon train. Selon le Financial Times, Unicredit envisage à nouveau de vendre sa filiale, soit en la cédant à un concurrent, soit à travers la Bourse.

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