Le marché français du crédit à la consommation reste en quête d’un nouveau souffle

le 04/09/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Un effet calendaire favorable a toutefois permis à la production des adhérents de l’ASF d’afficher une progression de 2,4% en juillet

Le marché français du crédit à la consommation s’est offert en juillet une hausse «en trompe-l’œil» selon l’Association française des sociétés financières (ASF). En effet, l’enquête publiée hier par cette dernière auprès de ses adhérents, qui représentent la moitié environ des opérations de crédit à la consommation (et la quasi-totalité des crédits renouvelables), met en lumière une progression de 2,4% de la production en juillet, à 3,20 milliards d’euros.

Une hausse intervenue à la faveur d’un nombre de jours ouvrables supérieur, à 27 contre 25 en juillet 2012. L’ASF souligne ainsi une «orientation toujours défavorable de l’activité», la production mensuelle de crédit à la consommation ayant cédé en moyenne 2,2% entre mai et juillet derniers. Pis, le niveau d’activité «reste très faible» sur les douze derniers mois avec une production en retrait à fin juillet de 21,9% par rapport au «point haut» atteint en septembre 2008.

Et Françoise Palle-Guillabert, délégué général de l’ASF, craint que le niveau d’activité n’ait pas encore «atteint le fond». Deux segments très touchés invitent à ses yeux à la prudence. Le financement de voitures particulières neuves tout d’abord, en lien direct avec l’évolution morose des immatriculations. La production des adhérents de l’ASF sur ce terrain a abandonné 3,6% en juillet (-10,7% à 318 millions pour le crédit classique et +8,6% à 228 millions pour la location avec option d’achat), 5,9% en moyenne sur les trois derniers mois et 4,9% sur les sept premiers mois de 2013 à 3,39 milliards d’euros.

Déplorant par ailleurs les «nouvelles mesures restrictives» du projet de loi Hamon relative à la consommation, Françoise Palle-Guillabert souligne une tendance toujours «mal orientée» côté crédit renouvelable. La production de ce segment a baissé de 2,2% en moyenne sur trois mois en dépit d’une progression de 2,4% pour le seul mois de juillet.

Dans ce paysage morose, la production de prêts personnels a affiché une hausse de 7,6% en juillet à 1,0 milliard d’euros, ces prêts étant selon l’ASF «de nouveau les seuls à progresser en moyenne sur les trois derniers mois (+1,7%)». En 2013, la production engrange un gain de 3,0%.

En parallèle, les financements de biens d’équipement du foyer, comme l’électroménager ou le mobilier, ont subi un recul de 3,8% en juillet et de 7,3% en moyenne sur trois mois.

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