W&G Investments formalise son offre sur les agences de RBS

le 21/08/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le consortium d’investissement, qui a fait son entrée hier en Bourse, propose 1,5 milliard de livres pour racheter les 316 agences de RBS

C’est fait. Le consortium W&G Investments, emmené par Andrew Higginson, l’ancien directeur financier du numéro un des supermarchés britanniques Tesco, a formellement lancé hier une offre de 1,5 milliard de livres (1,75 milliard d’euros) sur les 316 agences mises en vente par RBS. Le consortium d’investissement, composé de F&C, Schroders et Threadneedle, a souligné sa détermination à s’imposer comme un «challenger solide» dans l’univers de la banque de détail britannique.

Cette annonce est intervenue alors que la coquille d’investissement a fait son entrée hier sur l’AIM, le marché alternatif de la Bourse de Londres. W&G Investments a levé 15 millions de livres, ce qui lui servira notamment à financer les coûts de due diligence engagés dans l’examen des 316 agences de RBS. A la demande de la société, les actions de W&G Investments ont été immédiatement suspendues, en attendant l’acquisition du réseau d’agences.

Cette issue est pourtant loin d’être certaine. Deux autres groupes de prétendants se sont déjà manifestés auprès de la banque partiellement nationalisée en 2008: d’une part, les fonds de private equity Corsair Capital et Centerbridge et, de l’autre, un consortium réunissant Anacap Financial et Blackstone. Selon des informations de presse, ces deux candidats seraient partants pour prendre une participation minoritaire dans les agences de RBS avant une IPO. «Nous sommes le seul véritable acheteur», a déclaré hier Andrew Higginson à l’agence Bloomberg, car «les autres supposent une IPO au cours des deux prochaines années tandis que notre offre est une offre en bonne et due forme, destinée à racheter les agences cette année. Attendre encore deux ans dans l’espoir d’une IPO n’est pas la bonne solution quand il s’agit de créer un nouveau challenger.»

La cession du réseau avait déjà subi un revers en octobre dernier lorsque Santander avait dû abandonner son projet de rachat à hauteur de 1,7 milliard de livres. Selon le Financial Times, RBS devrait se déterminer d’ici le début du mois prochain en choisissant l’une des trois offres ou bien opter pour le chemin de l’introduction en Bourse.

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