Scor limite la casse au premier semestre malgré les catastrophes naturelles

le 02/08/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le réassureur français, dont le résultat net baisse au deuxième trimestre, annoncera sa nouvelle stratégie début septembre

Comme attendu, les événements climatiques ont pesé sur les résultats de Scor. Le réassureur français a annoncé hier un bénéfice net de 189 millions d’euros au premier semestre, en baisse de 8,3% sur un an. Les inondations en Europe de l’Est lui ont coûté 80 millions d’euros, une facture qui devrait toutefois être très inférieure à celle de ses concurrents plus actifs dans la région, comme Hannover Re, Swiss Re ou Allianz.

Les inondations au Canada ont également eu un impact sur les comptes à hauteur de 42 millions et les tornades aux Etats-Unis pour 6 millions d’euros.

Scor explique aussi son repli par la persistance des taux d’intérêt bas et une dernière vague de dépréciations sur son portefeuille actions. Ses produits financiers lui ont rapporté 232 millions d’euros, contre 278 millions il y a un an (-16,5%). «Au final, la baisse du résultat net paraît limitée», estime Aurel BGC. Scor affiche des primes brutes de 4,98 milliards d’euros, en hausse de 7,5% à change courant. Pour l’ensemble de l’année, le groupe vise toujours un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros, après les 9,5 milliards de 2012. Il présentera le 4 septembre un nouveau plan stratégique.

Au premier semestre, sa croissance a été plus marquée en vie (+9,5%, soit 2,6 milliards de revenus) qu’en dommages (+5,5%, à 2,38 milliards), avec de fortes disparités. Scor juge «solides» ses renouvellements de primes de réassurance dommages en juin et juillet, malgré une baisse des prix ajustés aux risques de 2,8% et «une fragmentation croissante des marchés». «Une concentration des baisses est observée sur les protections non proportionnelles (où les primes et sinistres sont partagés selon un pourcentage fixé à l’avance, ndlr) des portefeuilles de risques de catastrophes naturelles aux Etats-Unis (…) et au Royaume-Uni». Compte-tenu de sa faible exposition en Floride, Scor s’estime toutefois en partie épargné par ce mouvement.

En réassurance vie, il s’est montré sélectif. Sa croissance à deux chiffres en Espagne après le rachat d’un portefeuille de BBVA, ainsi qu'au Royaume-Uni et en Asie, a compensé les effets de taux de change et «les réductions volontaires de l’activité avant tout au Royaume-Uni et en Europe du Nord, et dans une moindre mesure en France et en Amérique latine». Aux Etats-Unis, Scor devra attendre le dernier trimestre pour devenir numéro un en réassurance vie, une fois bouclé le rachat de la franchise locale de Generali.

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