Londres étudie le scénario controversé d'une scission de la bonne et mauvaise banque de RBS

le 20/06/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le Chancelier de l’Echiquier a indiqué qu'il compte engager sans tarder un examen des actifs toxiques de la banque partiellement nationalisée

Selon George Osborne, la vente de la participation du gouvernement britannique à hauteur de 81% dans RBS n’est pas pour tout de suite. A l’occasion du traditionnel discours de Mansion House hier soir, le Chancelier de l’Echiquier britannique a souligné qu’il vendrait cette participation «lorsque la banque sera complètement capable de soutenir notre économie et lorsque nous obtiendrons un bon prix pour le contribuable».

Dans l’intervalle, le Chancelier va étudier au plus vite la possibilité de scinder RBS en une bonne et une mauvaise banque. Controversée, cette initiative, qui pourrait alourdir la dette britannique, a reçu le soutien de la commission bancaire dans un rapport publié mercredi et celui du gouverneur sortant de la Banque d’Angleterre Mervyn King. Avec l’aide d’un soutien professionnel externe, le Trésor examinera en particulier les actifs détenus dans la banque irlandaise Ulster Bank ainsi que le portefeuille d’immobilier commercial britannique.

Selon George Osborne, la décision de séparer RBS ne sera prise «qu’à la condition que cela soutienne l’économie britannique, que cela soit fait dans l’intérêt des contribuables et que cela accélère le retour à la privatisation». Rétrospectivement, George Osborne a même regretté que cette décision n’ait pas été prise en 2008, tout en précisant qu’il ne jetait pas à la pierre à son prédécesseur travailliste Alistair Darling. Lui-même n’avait pas proposé à l’époque cette option.

Concernant le sort qui sera réservé à Lloyds Banking Group, nationalisé à hauteur de 39%, le Chancelier de l’Echiquier a signalé qu’il «étudiait activement des options pour vendre la participation de l’Etat». Tout en reconnaissant que Lloyds a toujours été une «banque beaucoup plus simple», George Osborne a indiqué qu’il n’y avait pour l’heure aucun calendrier fixé d’avance pas plus que de méthodes spécifiques de cession. «Pour le premier paquet d’actions, un placement institutionnel est probablement le moyen le plus efficace de gérer le risque et d’obtenir de la valeur» a-t-il souligné, «et pour les cessions d’actions à venir, nous étudierons une vente au grand public».

Le Chancelier de l’Echiquier s’est également engagé à répondre aux recommandations du rapport de la commission bancaire dès le mois prochain.

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