HSBC taille encore plus dans ses coûts et ses effectifs

le 16/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque a annoncé des réductions de coûts supplémentaires de 2 à 3 milliards de dollars d’ici à 2016. Jusqu'à 14.000 postes sont menacés

Stuart Gulliver maintient le cap. Lors d’une journée dédiée aux investisseurs hier, le directeur général de HSBC a réaffirmé la pertinence du plan stratégique dévoilé en 2011. Au cours de ces deux dernières années, le groupe est sorti de 52 marchés non stratégiques – dont 12 doivent encore être finalisés – et a réalisé des économies de coûts de 4 milliards de dollars au travers notamment de la suppression de quelque 40.000 emplois. Le directeur général a insisté sur le positionnement géographique adapté du groupe.

«Nos 22 marchés domestiques et prioritaires vont représenter approximativement 58% de l’ensemble de la croissance des revenus bancaires au niveau mondial d’ici à 2020», a-t-il expliqué, «au cours des trois prochaines années, nous nous concentrerons sur la croissance discrétionnaire des actifs pondérés en fonction des risques dans nos marchés émergents et dans la banque commerciale».

Cette deuxième phase de la stratégie va également se traduire par une nouvelle rationalisation des coûts à hauteur de 2 à 3 milliards de dollars entre 2014 et 2016, avec quelque 4.000 à 14.000 suppressions de postes supplémentaires. Au total, les effectifs de HSBC dans le monde à horizon 2016 se situeront entre 240.000 et 250.000 personnes, comparé à 295.000 en 2010.

La banque s’est aussi fixé pour objectif de relever progressivement ses dividendes et d’atteindre un ratio common equity tier 1, conformément aux règles de Bâle 3, supérieur à 10%. Son objectif de rentabilité des fonds propres (RoE) dans une fourchette comprise entre 12 et 15% a également été réaffirmé. En revanche, le groupe bancaire a retoqué son rapport coût-efficacité en se fixant désormais un objectif de 55% comparé à une cible de 48 à 52% entre 2011 et 2013. L’an dernier, le groupe a atteint un ratio de 63%, ramené à 53% au premier trimestre cette année.

«Nous obtenons des résultats en matière de réduction de coûts », a indiqué Stuart Gulliver, « en revanche, nous ratons notre objectif en matière de rapport coût-efficacité en raison des revenus, qui restent difficiles à contrôler. La croissance de notre chiffre d’affaires est clairement un défi». Stuart Gulliver recherche désormais à atteindre un objectif «réaliste» et comparable à celui des autres banques du secteur. A la Bourse de Londres, l’action de HSBC a fini en hausse de 1,07% hier.

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