Natixis soutient BPCE au premier trimestre

le 07/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Dans un environnement chahuté, le groupe affiche un certain dynamisme commercial. La fermeture de la GAPC est attendue pour 2014

Alors que BNP Paribas a souffert de la volatilité des marchés au premier trimestre, Natixis, filiale cotée du groupe BPCE, affiche sa bonne santé: son résultat net a progressé de 22% par rapport au premier trimestre 2012, à 337 millions d’euros. En tenant compte de la réévaluation comptable de la propre dette de la filiale, qui avait pesé sur les comptes un an plus tôt, le bénéfice bondit de 125% (à 333 millions). Ces chiffres s’entendent pro forma de la vente envisagée des Certificats coopératifs d’investissement détenus par Natixis dans les réseaux de BPCE (Banques Populaires et Caisses d’Epargne).

Les comptes ont été portés par les performances commerciales: le produit net bancaire (PNB) a progressé de 3% à 1,83 milliard d’euros, dont 4% pour les métiers cœur (à 1,62 milliard). Il a été porté en particulier par les services financiers spécialisés, dont les revenus ont bondi de 9% (à 309 millions), grâce au déploiement des offres dans les réseaux du groupe.

La banque de grande clientèle (ex-BFI) progresse de 5% (à 798 millions), dont +5% pour les marchés de capitaux (grâce à un élément non récurrent de 72 millions d’euros avant impôt) et +1% dans l’activité de financement (grâce à une production «dynamique»). Sur des marchés instables, le pôle épargne maintient ses revenus (à 513 millions) et enregistre une collecte nette de 3,1 milliards d’euros.

Concernant son profil de risque, la structure de cantonnement des actifs toxiques ou illiquides (GAPC), héritée de la crise financière, a accéléré ses cessions: d’environ 45 milliards d’euros à sa constitution en juin 2009, sa valeur nominale est tombée à 13,5 milliards au 31 mars 2013, pour s’établir à 12 milliards aujourd’hui. «Notre objectif est de fermer la GAPC mi-2014», a affirmé François Pérol, président du directoire de BPCE. Au niveau du groupe, la solidité du bilan se traduit par un renforcement du ratio de fonds propres common equity tier one (sous Bâle 3) de 40 points de base, à 9,3%.

Les réseaux font également preuve d’un certain dynamisme. Les encours de crédit ont fortement progressé, en particulier dans les Caisses d’Epargne (+8,7% à 189 milliards d’euros). «Le réseau des caisses veut accroître l’équipement de ses clients, qui sont principalement détenteurs de livrets d’épargne réglementés», explique François Pérol. Le rendement des fonds propres (RoE) des métiers cœur de BPCE atteint 10%, et 14% chez Natixis.

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