Le Crédit Coopératif met en avant son modèle de banque «utile»

le 08/03/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Sur fond de hausse de 4% du produit net bancaire, le rebond de 67% du coût du risque a pesé sur un résultat net abandonnant 47%

Banque au service de l’«économie réelle», souhaitant «accompagner ses clients dans les bons et les mauvais jours» conformément à son statut coopératif, comme aime à le marteler son président Jean-Louis Bancel, le groupe Crédit Coopératif garde son cap. Le dirigeant revendique un modèle «pertinent et porteur», en dépit des bourrasques d’une année 2012 au climat macroéconomique «certes un peu tendu».

La banque a enregistré sur l’exercice écoulé un «niveau très soutenu de l’activité». En témoigne la progression de 3,9% du nombre de clients à plus de 300.000, dont 70.000 personnes morales majoritairement issues de l’économie sociale. La clientèle particulière, dont le volume a augmenté de 4,7% (7,1% hors majeurs protégés), représente fin 2012 un tiers des dépôts du groupe (d’un montant total de 9,98 milliards d’euros, en hausse annuelle de 10%) pour 9% des crédits (11,46 milliards, en hausse de 14%). Par souci de proximité, afin de compléter son réseau de 70 agences, auxquelles s’ajoutent 40 points de vente de la filiale BTP Banque, le Crédit Coopératif a lancé une banque en ligne, pour l’heure uniquement ouverte à la collecte des particuliers.

Ce niveau d’activité a permis, «dans un contexte de taux peu favorable» entraînant un pincement des marges, une hausse de 4,2% du produit net bancaire, à 423,3 millions d’euros. Sous le coup d’une progression de 7,4% des frais généraux à 319,9 millions, dont 184 millions de frais de personnel (+5,3%) associés à des charges non récurrentes liées au changement de siège social ou aux systèmes informatiques, le coefficient d’exploitation a tout de même concédé un repli de 2,2 points à 75,5%. Son amélioration «reste un objectif important». Surtout, le coût du risque a rebondi de 67,2% à 49,1 millions pour retrouver un «niveau comparable aux années antérieures» après les reprises de provisions engrangées en 2011. Et le directeur général, François Dorémus, de souligner que ce coût du risque reste maîtrisé à 0,4% de l’encours de crédits, et 0,7% pour les entreprises.

Le début d’année 2013 s’avère conforme à un budget misant sur la poursuite d’une progression de l’activité, le président restant prudent sur l’évolution des résultats. Si le Crédit Coopératif en effet «apprécie» l’annonce de simplification des structures du groupe BPCE dont il est membre, il lui reste à en mesurer précisément l’impact.

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