BNP Paribas entend retrouver sa participation de 20% dans Bank of Nanjing

le 14/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque, qui détient 15% de l'établissement chinois, prévoit de racheter des titres sur le marché secondaire, pour quelque 150 millions d’euros

BNP Paribas prévoit d’accroître sa participation au capital de Bank of Nanjing à quelque 20%, un niveau que la banque française avait atteint en 2005. Alors que la banque chinoise s’est introduite en Bourse deux ans plus tard, la banque française avait vu sa participation diluée de 19,2% à 12,7%. BNP Paribas a récemment relevé de 2% son poids au capital, via des achats d’actions entre le 10 octobre et le 6 décembre dernier.

L’atteinte de ces 20%, le niveau maximal qu’une banque étrangère puisse détenir dans une banque chinoise, se fera en passant par le marché secondaire, a indiqué Clarence T’ao, le patron de BNP Paribas en Chine, à Bloomberg. Au cours de jeudi, l’acquisition d’une part de 5% au capital de Bank of Nanjing s’élève à quelque 150 millions d’euros.

En 2011, BNP Paribas avait dégagé un bénéfice de 85,6 millions de dollars (65,4 millions d’euros) en Chine, soit près de quatre fois celui réalisé en 2010, selon Bloomberg. «Nous ne serons pas en mesure d’atteindre en 2012 le bénéfice record réalisé l’an passé», a déclaré Clarence T’ao, se montrant toutefois «plus optimiste» sur 2013 dans la perspective d’un rebond de l’économie chinoise.

BNP Paribas se dit par ailleurs intéressé par un partenariat avec un acteur local dans le domaine du courtage actions. Alors que la banque française avait créé en 2002 une coentreprise avec un autre acteur domestique, Changjiang Securities, dans les actions, les deux partenaires y avaient mis fin en 2007 en raison de désaccords stratégiques. «Nous recherchons notre partenaire de manière très prudente. Il y a eu dans ce domaine plus d’échecs que de réussites», a expliqué Clarence T’ao. La Chine a augmenté en mai le plafond de détention dans ce type de joint venture pour une banque étrangère à 49%, contre 33% auparavant.

Dans une récente étude, Oliver Wyman soulignait que les banques étrangères peinaient à faire décoller leur part de marché en Chine, l’absence de taille critique s’accompagnant d’une faible rentabilité. Selon le cabinet, l’exemple le plus probant s’illustre dans les activités titres, où le ratio coût bénéfice dépasse 90% dans la majorité des coentreprises réalisées avec des banques chinoises et étrangères, contre une moyenne de 60% au sein du secteur chinois, voire une fourchette de 40-50% pour les acteurs domestiques les plus établis.

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