Axa France développe des agences virtuelles via son réseau

le 14/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Des tests sont actuellement réalisés auprès de 500 agents. Un prototype doit sortir en décembre pour une application progressive sur deux ans

Axa France entend renforcer l’offre et les services internet proposés à ses clients. «Le défi actuel pour nos réseaux de distribution est de disposer d’une extension virtuelle de nos réseaux réels, tant pour la souscription de contrats que pour les services tels que la gestion des sinistres. Le plan de développement de ces boutiques virtuelles est réalisé chez nos agents généraux. Un prototype doit sortir en décembre», a expliqué Nicolas Moreau, président d’Axa France, à l’occasion de la présentation d’une étude Assurland.com.

Des tests sont actuellement réalisés auprès de 500 agents «pour adapter et ajuster le modèle. Cela se développera progressivement, sur une période de dix-huit à vingt quatre mois», a précisé le dirigeant. Ce dernier souligne toutefois une forte hétérogénéité au sein du réseau, composé de 3.500 agents. «Certains sont très avancés et ont développé des communautés. D’autres le sont moins. La difficulté est de faire évoluer le modèle en fonction de ces différences», indique Nicolas Moreau.

Le dirigeant rappelle que le succès de la vente d’assurance sur internet varie selon le type de produits. «Dès que le produit est relativement simple et "standardisable", la vente est facilitée sur internet. Si l’assurance automobile fonctionne très bien, l’assurance multirisques habitation est plus compliquée, la description du risque étant plus complexe», explique Nicolas Moreau. De même, «les produits d’épargne sont plus compliqués à vendre sur internet, car les frais sont élevés», poursuit-il.

Selon l’étude annuelle réalisée en août dernier par Assurland.com, 68 % des 7.314 internautes interrogés utilisent internet pour souscrire en ligne des contrats d’assurance, contre seulement 15% en 2006. Le rôle de comparateur d’internet reste toutefois prédominant, 95% du panel citant, parmi les différentes utilisations de ce canal, la réalisation de devis et 81% évoquant la recherche d’information sur les produits et les assureurs. La gestion des contrats, citée par 27% de l’échantillon, «ne rentre pas dans les mœurs», souligne Stanislas di Vittorio, président d’Assurland.com.

Par ailleurs, 93% des internautes se disent prêts à s’assurer sur internet auprès d’une compagnie disposant d’un réseau physique, contre seulement 57% pour un assureur «low cost» sans réseau.

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