CNP Assurances poursuit la réduction du risque associé à son bilan

le 30/07/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La part des actions au sein des portefeuilles est passée de 9,3% à 7,7% sur un an et l’exposition aux dettes périphériques a reculé de 17%

CNP Assurances poursuit sa politique de réduction du risque lié à ses investissements. A fin juin 2012, la part des actions au sein de ses portefeuilles s’établissait à 7,7%, contre 9,3% un an plus tôt. «Cela correspond à l’objectif que nous nous étions fixés de 7 à 8%», a indiqué Antoine Lissowski, directeur général par intérim, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels de l’assureur vie. Les portefeuilles sont constitués à hauteur de 85,7% par des obligations, 3,5% par de l’immobilier et 3,1% par d’autres classes d’actifs tels que du capital investissement ou de la trésorerie.

La CNP a par ailleurs allégé son exposition aux dettes souveraines périphériques (Espagne, Italie, Irlande et Portugal), celle-ci ayant reculé de 17% à 15,5 milliards d’euros. L’assureur s’est en outre totalement désengagé de la dette souveraine grecque. Pour autant, au regard de ces éléments, la stratégie d’investissement de la CNP est toujours jugée «relativement risquée» par CreditSights, qui estime le groupe «insuffisamment capitalisé».

Au sujet d’une éventuelle recapitalisation, «nous n’avons pas le début d’un dossier pour en étudier la nécessité», a déclaré Antoine Lissowski, mettant en lumière un ratio de solvabilité I de 113% (hors plus-values latentes) et de 183%, stables par rapport à fin mars. «Cette importante différence entre les deux ratios montre la dépendance de la CNP aux plus-values latentes, qui sont très volatiles», estime CreditSights. L’assureur a par ailleurs estimé son taux de couverture sous Solvabilité 2 autour de 155%.

Sur le premier semestre, la CNP a souffert d’un environnement difficile dans sa principale activité qu’est l’épargne. Le chiffre d’affaires en France a reculé de 10,5% à 10,8 milliards d’euros (-13,1% à 13,3 milliards au niveau groupe). L’activité d’épargne, «qui souffre notamment de la concurrence des produits bancaires» a chuté de 15% à 8,8 milliards d’euros. La collecte nette s’est révélée négative de 700 millions d’euros en France et de 500 millions d’euros au niveau groupe. Le résultat net s’est toutefois stabilisé (-0,5%) à 540 millions d’euros, grâce à une bonne maîtrise des coûts et à la réalisation de plus-values.

Alors que l’intérim d’Antoine Lissowski a été reconduit jusqu’au 25 septembre, le dirigeant n’a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet.

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