Suravenir est resté en collecte nette positive en 2011

le 15/03/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale du Crédit Mutuel Arkéa cherche un équilibre entre son activité vie et la prévoyance

En dépit d’un contexte financier instable, Suravenir a peu souffert en 2011. La filiale d’assurance vie, prévoyance et retraite du Crédit Mutuel Arkéa a réalisé une collecte nette en vie de 300 millions d’euros. Signe que l’année fut néanmoins difficile, ce montant est trois fois inférieur à celui de l’exercice précédent.

Malgré des marchés mal orientés, son encours a  augmenté de 1% en 2011 à 25 milliards d’euros. La croissance des fonds en euros (+4% à 20,7 milliards) a largement compensé la chute des contrats en unités de compte (-12% à 4,3 milliards).

Lors de la présentation des comptes 2010, les dirigeants indiquaient déjà vouloir arriver à terme à un équilibre entre l’assurance vie et la prévoyance. On est encore loin du compte. Les revenus de prévoyance avaient doublé entre 2009 et 2010 (à 200 millions d’euros) pendant que le chiffre d’affaires en vie progressait de 4% (à 2,4 milliards). Ils ont stagné en 2011, tandis que l’assurance vie reculait de 12,5% (à 2,1 milliards). Humbert de Fresnoye, président du directoire de Suravenir, a toutefois réitéré l’objectif hier. Il a précisé que le groupe ne se lancerait pas dans les produits de rente viagère (variable annuities), «aux antipodes des principes de simplicité de l’assurance vie».

Au sein même des activités de prévoyance, priorité est accordée à la prévoyance individuelle (décès, obsèques) par rapport à l’assurance emprunteur. La part des primes de la première est passée de 8% à 10% entre 2010 et 2011.

Le résultat net a lui progressé de 12% à 112 millions d’euros, un montant record. Le plan de renégociation de la dette souveraine grecque n’a guère eu d’effet comptable: l'exposition de Suravenir représentait 0,1% de ses actifs fin 2011.

A lire aussi