Generali France réorganise l’activité de ses sites de gestion régionaux

le 18/01/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le plan « Ambition Province » prévoit le transfert de plusieurs services dédiés au marché dommages. Plus de 110 salariés changeront d’activité cette année

Les bureaux de Generali France à Paris. Photo: PHB/Agefi

Jeu de chaises musicales chez Generali France. L’assureur procède actuellement à la réorganisation des activités de six de ses onzes sites de gestion en province. Baptisé «Ambition Province», ce plan prévoit la fermeture et le transfert de plusieurs services d’une ville à l’autre. «Ces sites sont essentiellement positionnés sur l’activité dommages du particulier, un marché où Generali défend ses positions mais ne cherche pas à les développer, explique Christophe Collin, directeur de l’évolution professionnelle et de l’emploi chez Generali France. L’objectif est d’assurer leur pérennité et de leur donner une taille critique sur leurs activités.»

Ce projet prévoit ainsi la fermeture de deux services à Saint-Denis, en région parisienne: une partie de l’activité «souscription prévoyance» sera ainsi transférée à Marseille et le service «indemnisation recours automobile» rejoindra le centre de Lille.

Ces transferts conduisent Generali à repositionner l’activité de plusieurs sites régionaux. Ainsi, le service «souscription habitation» va quitter Marseille pour être regroupé à Strasbourg qui, en contrepartie, va perdre son service «indemnisation sinistres internationaux», centralisé à Saint-Denis. Par ailleurs, Generali va transférer l’activité «souscription automobile» de Lille vers Lyon qui, à l’issue de ce plan, regroupera cette spécialité pour toute la France.

Dans un document interne que s’est procuré L’Agefi, la direction justifie ces évolutions par la volonté de «gagner en efficacité opérationnelle, en compétitivité et en rentabilité» sur les marchés des particuliers. L’assureur entend aussi optimiser les emplois dans ses différents centres de gestion en province. «D’ici à 2020, 50 % des effectifs de ces sites auront disparu du fait des départs naturels liés à la pyramide des âges, indique Christophe Collin. Nous allons donc recruter 50 personnes dès 2012 pour régénérer ces sites. Nous tablons sur 90 recrutements dans les trois prochaines années et sur 250 à 300 d’ici à fin 2020.»

L’impact social de cette restructuration n’est pourtant pas neutre. Sur les 500 salariés recensés sur ces sites de gestion, 113 sont appelés à changer d’activité ou de spécialité entre mars et septembre 2012. «Nous allons les accompagner à travers un programme intensif de formation de quatre à six semaines», précise Christophe Collin, confirmant qu’il n’y a aucune fermeture de site en prévision.

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