La Maif veut économiser 100 millions d'euros par an à travers son nouveau réseau

le 15/12/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'assureur mutualiste va mettre fin à la polyvalence de ses diverses entités d'ici à 2015 pour gagner en compétitivité

Le programme de réorganisation du réseau de la Maif est lancé. Il concerne, d’ici à l'année 2015, les quelque 150 délégations départementales, les centres de gestion des sinistres et les plateaux téléphoniques. Objectif: gagner en compétitivité. «Pour assurer notre croissance avec l’organisation actuelle, nous aurions dû procéder à 850 recrutements nets dans le réseau, ce qui serait économiquement compliqué. Le nouveau schéma nécessite environ 150 embauches», estime Pascal Demurger, le directeur de la Maif.

Les délégations exercent en fait plusieurs activités: elles remplissent non seulement la fonction d’agence, mais gèrent également une partie des sinistres. Elles ont aussi une activité téléphonique importante, les sept plateaux téléphoniques nationaux ne traitant qu’une partie du flux. Elles emploient en moyenne entre 15 et 25 collaborateurs.

Une pluridisciplinarité qui «provoque un éclatement des activités, une grande hétérogénéité des pratiques et une perte d’efficacité. La polyvalence du salarié ne peut être pertinente avec l’élargissement et la complexification de notre gamme de produits. En outre, les agences sont parfois mal localisées, ce qui est rebutant pour les clients », estime Pascal Demurger.

Selon le nouveau plan, les délégations (qui seront renommées points de contact, pour les plus petites entités, et points d’accueil) se consacreront exclusivement à l’accueil physique. Leur taille sera donc réduite, en particulier dans les zones où les sociétaires sont moins nombreux. Les plates-formes téléphoniques - une vingtaine sera créée - seront organisées par spécialité (conseil-vente, prise de déclarations de sinistres, etc.) et leurs effectifs devraient compter une cinquantaine de collaborateurs.

Un nouveau maillage géographique favorisera les principaux bassins de sociétaires du groupe. Selon la direction, il n’y aura ni licenciement ni mobilité géographique forcés. «La contrainte concernera le métier exercé», précise Pascal Demurger.

La mise en œuvre du plan coûtera un peu plus de 100 millions d’euros. Mais, selon les calculs de la direction, il devrait faire gagner autour de 100 millions d’euros par an à partir de 2015.

Par ailleurs, la Maif a indiqué que les inondations dans le Var ne lui coûteront guère plus de 20 millions nets. L’assureur s’est également désengagé de plus de 50% de son exposition à la dette des GIIPS, dont la quasi-totalité des titres souverains.

A lire aussi